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Un Ministre qui plagie ses discours. Un chef de parlement qui propose Une caisse Nationale de Lutte Contre le Terrorisme subventionné par le citoyen à l’image d’un 2626 « Bis ». Une très mauvaise gestion de la crise par la ministre du Tourisme, devant l’annulation de 3000 réservations touristiques et une perte sèche de plus de 500 millions d’euros. Une année blanche scolaire qui pointe le nez face à un ministre de l’Éducation qui reconnait n’être qu’un professeur d’histoire sans connaissances administratives. Un chef de gouvernement qui jette ses responsabilités sur ses collaborateurs en leur faisant porter le chapeau d’une crise qu’il aurait pu éviter moyennant une bonne stratégie et un bon sens.

En attendant la fin des 100 jours de « grâce » accordés au gouvernement Nidaa Tounes, ceci est un avant-goût d’un manquement flagrant de certaines responsabilités de ceux et celles que la majorité du peuple a choisi pour faire sortir le pays du pétrin, « vote utile » oblige.

La Tunisie passe par sa plus grave crise sécuritaire, touristique et éducative. Certains professionnels, notamment dans le secteur du tourisme, mènent une véritable course contre la montre afin de récupérer le récupérable d’une saison amochée. La crise éducative risquerait d’engendrer une catastrophe nationale à l’issue d’une « année blanche », la première de son genre dans l’histoire de la Tunisie. Et la sécurité qui se détériore de jour en jour sans toutefois pouvoir expliquer les tenants et aboutissants des opérations hostiles à notre pays.

Alors au diable cette tradition de « l’état de grâce ». On ne pourra plus attendre 100 jours pour agir et prendre les actions qu’il faut car le risque est énorme face à un opportunisme maladive, une incompétence ruineuse et un égoïsme excessif. Il ne s’agit pas de céder aux caprices de certaines personnes avides de pouvoir ou en mal de succès, il ne s’agit nullement d’une distribution de trophée, il s’agit de sauver une patrie aussi chèrement défendue pendant des décennies. Pourtant le slogan électoral du parti au pouvoir était bien « la patrie avant le parti », alors avant qu’une amnésie collective ne s’empare du peuple tunisien en entier de grâce agissons maintenant.

Détrompez-vous, le temps de l’impunité est révolu, et si certaines personnes actuellement au pouvoir comptent encore sur cette fuite en avant ou qu’ils ont l’impression de s’en tirer à bon compte, comme « d’habitude », j’espère que pour cette fois-ci , l’ensemble de la société civile et l’opposition feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que cela reste juste une « impression ».