Ce n’est pas la première fois qu’un ambassadeur français crée la polémique. Déjà, un mois après la révolution du 14 janvier 2011, un Boris Boillon tout juste nommé invectivait les journalistes tunisiens qu’il avait invités à déjeuner : « N’essayez pas de me faire tomber sur des trucs débiles ! Franchement… Vous croyez que j’ai ce niveau-là ? » Des manifestations s’étaient organisées devant l’ambassade de France pour réclamer son départ, et il n’avait pas réussi à rectifier le tir avant que François Hollande ne mette un terme à ses fonctions en août 2012. C’est François Gouyette, diplomate de carrière, qui l’a remplacé pour quatre ans assez denses, mais moins tumultueux. Olivier Poivre d’Arvor, qui lui succède depuis le 10 septembre, a lui aussi provoqué de vives réactions, avant même son arrivée.