Faut-il y insister encore une fois ? Quand un court résiste, dans ce tir groupé de nourritures de vidéoclub que forment, à deux exceptions près, les remakes projetés en ouvertures des Journées Cinématographiques de Carthage, c’est déjà un exploit en soi. Si Le Réverbère ne joue la carte du vrai-faux décalque, il n’en regagne pas moins ici ses pénates. Ce court-métrage de Tarak Khalladi entend soumettre à son propre style le matériau d’origine du film éponyme de Hamouda Ben Hlima, tourné en 1976, lui-même adaptation d’une nouvelle d’Ali Douaji. Que raconte Le Réverbère première version ? L’échec d’une tentative de séduction, par un coiffeur de la rue du Pacha, la nuit venue, d’une mystérieuse passante voilée qui attend sous un réverbère. Repassé au vernis d’aujourd’hui, le remake frôle de près la surenchère de répétition.