La création des parcs nationaux en particulier, et des aires protégées en général, est un réel acquis. L’objectif fondamental étant de conserver la biodiversité, et d’assurer des missions relevant de la recherche et de l’éducation du public. De nombreux travaux se sont focalisés sur les différentes aires protégées tunisiennes, mais certaines ont suscité plus d’intérêts que d’autres. En somme, le mode de fonctionnement des aires protégées tunisiennes est appelé à évoluer. C’est ce qui ressort de l’expérience cumulée dans le cadre de leur gestion et des dysfonctionnements constatés.

Ce qui est certain, c’est que le mode de fonctionnement adopté depuis la création des aires protégées est dépassé depuis des années. Un nouveau mode de gestion de ces espaces particuliers est appelé à voir le jour. Ceci est particulièrement vrai concernant la gestion des espèces animales présentes dans nos aires protégées. D’importants efforts de maintien ont été consentis, mais l’avenir de ces espèces est plus qu’incertain si rien n’est fait pour faire évoluer le suivi dans le temps et l’espace.

Données recueillies

Des données sont régulièrement recueillies sur les effectifs de certaines espèces, dans quelques parcs nationaux. Ces données concernent essentiellement les espèces qui y ont été introduites, notamment les grands mammifères (addax et oryx) et l’autruche. Les espèces locales concernées par ces dénombrements sont surtout la gazelle dorcas et probablement la gazelle des dunes.