Il y a bien quelque chose de mainstream dans les films dits de « confinement ». S’il ne faut pas dénier à ce type de fictions typiquement pantouflardes le droit à l’existence, il convient de reconnaître qu’ils mobilisent assez souvent les réflexes d’un cinéma prompt à placer ses personnages dans un contexte qui les écrase plus qu’il ne les porte. Avec une moindre inertie, il est possible que Communion de Nejib Belkadhi déroge un tant soit peu à la règle. Écrit et réalisé pendant la pandémie du Covid-19 qui lui sert de prétexte, ce long-métrage de fiction traduit, davantage qu’un concept, quelque chose d’une mise en situation dont il tire matière à scénarisation. Flanqué de ces deux contraintes, il fait appel à un contexte qui le dépasse : sur fond de repli, Belkadhi prend la maladie mentale de biais plutôt que de s’y confronter la tête dans le guidon. Voilà pour l’idée.