Le cimetière de Borgel est «en péril», ont déclaré différents intervenants de «Djerba Cult’». Lors de l’événement tenu du 16 au 18 mai, en marge du pèlerinage de la synagogue de la Ghriba. Un appel a été lancé pour sauvegarder le patrimoine juif tunisien, dont Borgel fait partie intégrante. Quelques jours auparavant, une figure d’origine juive, Leila Adda avait été inhumée dans ce même cimetière, situé sur l’avenue Kheireddine Pacha à Tunis. Une occasion de redécouvrir ces lieux ayant survécu aux vicissitudes de l’histoire. En fait, le cimetière abrite deux parties distinctes : l’une dédiée aux chrétiens et l’autre aux juifs. Et pour visiter le carré « des libres penseurs », il faut passer par le cimetière chrétien.

« Des libres penseurs » à la marge

La dénomination du carré « des libres penseurs » du Borgel pourrait laisser imaginer une sorte de Panthéon des minorités à l’image du carré des martyrs du Djellaz. Une place réservée justement aux esprits libres qui ont marqué la vie intellectuelle et politique tunisienne, à l’instar de Leila Adda, Gilbert Naccache, Georges Adda, etc. Sauf que ce carré n’a absolument rien de comparable avec la splendeur du Panthéon, ni même à celle du carré des martyrs du Djellaz.