Les aires protégées ont été créées à une époque où l’on croyait suffisante la limitation de l’accès des humains, pour garantir la conservation des espèces qu’on cherche à y maintenir. C’est ce qui explique en partie la politique adoptée par les gestionnaires de ces espaces, à savoir la non-intervention, afin de laisser libre cours aux facteurs naturels pour établir un supposé « équilibre» dans ces milieux. Les gestionnaires ont cependant omis au moins deux facteurs fondamentaux, à savoir :

  • Les aires protégées ont été créées dans des sites qui ont toujours été entretenus par l’homme, et des interventions ciblées sont nécessaires pour au moins endiguer certains phénomènes, tels que l’érosion hydrique, les inondations…
  • Le suivi régulier des communautés biologiques permet de déterminer si les milieux protégés suivent une évolution progressive ou, au contraire, régressive
  • Le renforcement des populations localisées (plantes) est parfois nécessaire pour assurer leur maintien…

Le second point est d’une importance capitale car il permet d’identifier les causes de régression des espèces natives animales ou végétales, en relevant les éventuelles conditions naturelles défavorables, et notamment les compétitions avec d’autres espèces favorisées par les nouvelles conditions…