Interview publiée par la chaîne “Canal du Dialogue tunisien”
dans son éd. 50 du 22 avril 2007

C’est impressionnant comment des politiques, des syndicats de police et des médias sont en mesure de réaliser un lavage de cerveau qui “lave plus blanc que blanc”.

Et c’est si impressionnant que, terrorisme aidant, certains de nos concitoyens ont fini par être convaincus que l’État tunisien était devant un vide juridique pour lutter contre le terrorisme. Et c’est tellement impressionnant que certains se sont mis littéralement à crucifier l’ANC pour sa lenteur quant à la promulgation de la nouvelle loi, entre autres, relative à la lutte contre le terrorisme. Cela même alors que l’arsenal juridique en la matière est impressionnant, à commencer par la loi de 10 décembre 2003.

Pour ceux qui ont la mémoire courte, il est toujours bénéfique de réécouter cette interview en deux parties de Maître Anouar Kousri datant de 2007 : http://goo.gl/C46BJi


2e partie de l’interview publiée par la chaîne “Canal du Dialogue tunisien”
dans son éd. 51 du 29 avril 2007(*)


 

Inutile de rappeler que personne n’est obligé d’adhérer aux propos de Maître Anouar Kousri. En revanche, quelles que soient nos sympathies politiques, dans les mois et les années à venir, si l’on n’est pas vigilant tout autant pour la sécurité de ce pays comme pour nos libertés et garanties fondamentales, nous risquons de perdre la chose la plus précieuse qu’il nous a été donné d’arracher depuis des siècles : La Liberté !

Ô oui, la liberté ne nourrit pas les ventres, mais le despotisme sécuritaire ou obscurantiste encore moins, avec le piétinement de la dignité citoyenne en sus.

Et dans ce combat contre le despotisme, de quelque bord fût-il, la lucidité et la vigilance des citoyens responsables sont de rigueur pour ne pas tomber dans les pièges tendus par les uns ou par les autres.

Enfin une observation de bon sens : Nous n’avons pas à choisir entre le laxisme dans la lutte contre le terrorisme ou le despotisme d’État, choix auquel de nombreux malintentionnés cherchent à faire croire. Car rien n’empêche de lutter efficacement contre le terrorisme tout en préservant nos libertés et garanties fondamentales, si chèrement acquises.