Présentée comme une avancée historique, la nouvelle loi sur le statut de l’artiste promet enfin des droits sociaux à un secteur précarisé. Mais pour une partie du monde culturel, ce texte ouvre aussi la porte à une mise sous contrôle de la création.
Présentée comme une avancée historique, la nouvelle loi sur le statut de l’artiste promet enfin des droits sociaux à un secteur précarisé. Mais pour une partie du monde culturel, ce texte ouvre aussi la porte à une mise sous contrôle de la création.
بمناسبة صدور كتاب «قاموس النسويات: تونس، قرن من النسوية»، التقت نواة المؤرخة دلندا لرڤش المشرفة على هذا الكتاب، للعودة إلى رهانات هذا الإصدار وإلى واقع الحركة النسوية التونسية اليوم، بين الإرث التاريخي، والنقاشات الداخلية، وتصاعد الهجمات ضد النسويات، والواقع الذي تعيشه النساء في تونس.
En Tunisie, le débat sur le divorce et la pension alimentaire nourrit de plus en plus de tensions dans l’espace public. Certains discours dénoncent un système perçu comme déséquilibré au détriment des hommes, notamment en matière d’obligations financières et de décisions judiciaires. Pourtant, derrière ces perceptions souvent polarisées se cache une réalité juridique et sociale bien plus complexe.
Le film « Exil » de Mehdi Hmili relance en Tunisie une polémique récurrente autour du cinéma, accusé de vulgarité et de provocation. Entre appels à la censure, débats sur le financement public et confusion sur le rôle du cinéma, la controverse révèle surtout une tension persistante entre liberté de création, morale sociale et droit du spectateur.
نظمت جمعية النساء الديمقراطيات، الخميس 7 ماي، وقفة احتجاجية أمام مقرّ الرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الإنسان بشارع بورقيبة بالعاصمة، وذلك إحياءً للذكرى الخمسين لتأسيس الرابطة، وتعبيرا عن رفضها لقرار تعليق نشاطها لمدة شهر. المشاركات والمشاركون في الوقفة رفضوا عبر الشعارات التي رفعت خطط الاستبداد في القضاء على كل نفس ديمقراطي حقوقي، معتبرين استهداف الرابطة دليلا على خوف السلطة من كشف انتهاكاتها المتتالية للحقوق والحريات.
شهدت تونس هذه السنة تراجعا ملحوظا في التصنيف العالمي لحرية الصحافة الصادر عن منظمة مراسلون بلا حدود. ففي سنة 2025، فقدت تونس 11 مرتبة لتحتل المركز 129 من أصل 180 دولة، وفي سنة 2026، تفاقم الوضع لتتراجع تونس إلى المرتبة 137. في هذا السياق، التقت نواة أسامة بوعجيلة،المسؤول الإقليمي عن المناصرة بمكتب شمال إفريقيا لدى منظمة مراسلون بلا حدود.
بدعوة من عائلته وزملائه، انتظمت يوم 14 افريل وقفة مساندة للصحفي المسجون مراد الزغيدي تزامنا مع مثوله أمام محكمة الاستئناف بتونس. يذكر أن االحكم الابتدائي قضى بسجن كل من برهان بسيس ومراد الزغيدي مدة ثلاث سنوات وستة أشهر في قضايا مالية وجبائية، في حين يتمسك فريق الدفاع بكيدية هذه التهم عقابا لمراد على آرائه السياسية.
Le corps de la femme n’est pas un corps. C’est une prise. Une surface. Une promesse d’appropriation. Qu’elle soit blanche, noire, rousse, belle ou jugée laide, elle est d’abord cela : une chose disponible, une matière offerte à la contrainte. Née coupable d’un vagin, de deux seins visibles, et d’avoir en face d’elle un mâle que l’on excuse d’avance car « pulsionnel », « animal », « primate ».
أصدرت جمعية تقاطع من أجل الحقوق والحريات دراسة تناولت ظاهرة العنف الرقمي والاستهداف السياسي للنساء في الفضاء العام، في سياق يتسم بتصاعد خطابات الكراهية وتنامي أشكال العنف الموجّهة ضدهن، خاصة على منصات التواصل الاجتماعي. دراسة سعت إلى تسليط الضوء على طبيعة الانتهاكات التي تتعرض لها النساء الناشطات والسياسيات، من خلال تحليل الخطابات الرقمية ورصد أبرز الأنماط المستجدة. في هذا السياق حاورت نواة، غفران الفريجي، مديرة برنامج الجندر والأقليات بجمعية تقاطع.
Les violences sexuelles contre les femmes migrantes subsahariennes en Tunisie révèlent un système d’impunité et de racisme genré profondément ancré. Ces actes, parfois commis par des membres des forces de l’ordre, s’appuient sur une perception déshumanisante du corps noir féminin, transformé en objet de fantasmes et de contrôle.
Derrière les vidéos attendrissantes de bébés macaques exhibés sur les réseaux sociaux se cache une réalité bien plus sombre : un trafic illégal qui alimente la capture violente d’animaux sauvages, menace une espèce en danger et expose les humains à des risques sanitaires. En Tunisie, malgré un cadre légal strict, le phénomène persiste.
Entre crimes violents, accusations d’abus et désinformation sur les réseaux sociaux, la situation des migrants subsahariens en Tunisie connaît une nouvelle montée de tensions. La mort d’un migrant sierra-léonais et le viol présumé d’une jeune femme ivoirienne ravivent un débat explosif, dans un contexte de durcissement des politiques migratoires.
Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, on aime rappeler en Tunisie que les femmes ont des droits, que le pays a été pionnier dans la région, que l’égalité est inscrite dans les lois. Mais derrière les discours officiels, il existe une autre réalité, beaucoup moins reluisante.
Près de 200 000 Tunisiens vivent dans le Golfe, souvent des professionnels qualifiés. Entre tensions régionales et routines quotidiennes, ils apprennent à concilier vigilance et vie normale, au cœur d’une région en crise.
La tempête Harry a fait chavirer des centaines de vies en Méditerranée centrale. Des associations avancent le chiffre d’environ 1 000 migrants portés disparus, révélant l’ampleur d’une tragédie ignorée et l’échec des politiques migratoires européennes et tunisiennes.
أعلنت الرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الإنسان مؤخرًا منع ممثليها من زيارة السجون، رغم وجود مذكرة تفاهم مع وزارة العدل. منع يأتي بعد تقارير حقوقية وشهادات عن سوء المعاملة والإهمال الطبي والموت المستراب داخل عدد من السجون. في هذا الإطار التقت نواة محي الدين الآغا، الكاتب العام للرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الإنسان
In Tunisia, migrant women give birth in precarious conditions, exposing their newborns to illness and malnutrition. Accused of contributing to a so-called “demographic change” within the country, they face administrative obstacles, racism and poverty. Their survival depends largely on the charity and limited assistance of international organizations.
Le siège historique du ministère des Affaires culturelles pourrait bientôt céder sa place au ministère de la Défense. Ce n’est pas qu’une question de murs : c’est un symbole fort d’un État qui semble préférer les bottes aux esprits. Syndicats, intellectuels et citoyens dénoncent un transfert qui menace la liberté de penser et l’avenir de la culture tunisienne.