Crédit image : Malek Khadhraoui | www.nawaat.org

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A la fin du mois de mars aura lieu en Tunisie le Forum Social Mondial. A cette occasion de nombreuses associations vont organiser des activités. Parmi elles l’Association tunisienne de défense des droits de l’enfant.

« Comme toute association nous souhaitons participer à cette rencontre afin de soulever les vrais problèmes qui existent et essayer de trouver des solutions » explique le Dr Moez Cherif, président de l’ATDDE.

Ainsi le 26 mars l’association prendra part à la marche organisée pour l’ouverture du FSM. Une marche qui doit normalement se faire en direction des quartiers défavorisés. L’ATDDE souhaite apporter une touche festive à l’événement et mettre en avant l’aspect multiculturel de la société tunisienne. Pour cela elle a décidé de faire appel à des musiciens : fanfare, stambali… et appelle les musiciens volontaires à se joindre à elle.

Durant le FSM, les 27 et 28 mars l’ATDDE organise deux conférences. La première parlera de la mise en place de la protection des enfants au sein de la Constitution. Une experte sud-africaine sera invitée à parler de l’expérience de son pays où les droits de l’enfant sont garantis de manière constitutionnelle. En Tunisie il existe bien des lois pour protéger les enfants mais pour le moment rien n’est garantie dans la loi suprême. « Le FSM est une rencontre importante car c’est une rencontre internationale qui permet d’échanger des idées et des expériences. Nous pourrons ainsi voir ce qui est fait pour la protection de l’enfance ailleurs » explique le Dr Moez Cherif.

Une deuxième activité est prévue et pour sortir du cadre conventionnel l’association a choisi de diffuser des films documentaires sur l’exploitation des enfants dans le monde. Une exploitation qui découle des conditions générales de vie des citoyens. Beaucoup d’enfants travaillent car il est difficile pour leur famille d’avoir un niveau de vie correcte. Or il est évident qu’une meilleure répartition des richesses permettrait à une grande partie de la population mondiale de sortir de la misère, ce qui permettrait de réduire l’exploitation des enfants. Mais il ne s’agit pas uniquement de parler de l’exploitation économique et les autres types d’exploitation seront également abordés lors de ces rencontres.