Après des mois de tergiversations, le train de réformes des banques publiques s’est enfin mis en branle. Alors que l’audit complet de ces institutions, sinistrées par la corruption, n’a toujours pas été dévoilé, le ministère des Finances a lancé le recrutement d’administrateurs publics et de directeurs généraux pour la Société Tunisienne de Banque (STB), la Banque de l’Habitat (BH) et la Banque Nationale Agricole (BNA). A l’instar du plan de recapitalisation, le renouvellement des cadres dirigeants s’est déroulé dans des conditions opaques, laissant le champ libre aux déraillements.