Dans ce petit immeuble de la Fayette, cinq familles se côtoient depuis de nombreuses années. Le père de Nadia, la cinquantaine, y a grandi. Aujourd’hui, elle vit seule dans cet appartement familial. Enfin, pas si seule. Les va-et-vient des voisines permettent de rompre avec la solitude. « Je vais souvent chez les voisins du dessus, à qui je donnes un coup de main quand ils en ont besoin », raconte Nadia. « Mais je n’ai plus trop de relations avec ceux d’en face, leur fils est bizarre, j’ai pris mes distances ». S’ensuit alors une série de plaintes plutôt classiques entres voisins : un tel qui ne ferme pas la porte de l’immeuble, les enfants du dessus qui sautent à pas d’heure, les sacs poubelles mal fermés qui envahissent le trottoir, etc. Malgré cela, de véritables liens sont nés dans cet immeuble des années 30.