Je me suis présentée, vendredi 13 octobre 2017, pour m’inscrire à la cinquième session de formation et d’habilitation charaïque annoncée par la section de l’UISM. J’ai contacté alors le numéro mis à la disposition du public sur la page officielle de la section sur Facebook. La chargée des services administratifs « Sœur Hager » me répond. Après m’être renseigné sur les documents à fournir et l’adresse de l’établissement, elle m’a convoqué le lendemain afin d’accomplir les formalités d’inscription. Vendredi matin, je me vêtis de la « tenue réglementaire », un voile gris, une longue Jebba noire, une veste grise et un sac à main noir.

Le bâtiment de la section est situé à la rue Khair-Eddine Pacha, au quartier de Montplaisir, à proximité de l’imposant siège du parti Ennadhda. Dans son bureau, « Sœur Hager » m’accueille avec une amabilité particulière. Je lui donne deux photos d’identité, une copie de ma carte d’identité nationale, une copie de mon baccalauréat et je paye 75 dinars de frais d’inscription, une somme négligeable vu les ressources humaines et financières mises à la disposition de la session de formation. De quoi se poser d’emblée des questions sur les sources de financement de l’institution.