Souad Abderrahim, Karcher en main au centre-ville de Tunis – Juillet 2018

On se souvient de ces images de la maire de Tunis, Souad Abderrahim, poussant des bennes et nettoyant l’avenue Habib Bourguiba, et ses rues avoisinantes, à grands coups de karcher. Sauf qu’on s’en doute bien, ça ne suffit pas. Face aux risques écologiques de plus en plus grandissants, la solution se trouve peut-être dans le développement d’une politique environnementale à l’échelle des communes.  Celles-ci ont, en effet, la responsabilité d’assurer une fourniture efficace et durable des services publics relatifs à la mobilité intra-urbaine, à la gestion de l’eau, à l’accès aux nouvelles normes énergétiques, et à la collecte et le transport des déchets. Dans la ville d’El Guettar, à une vingtaine de kilomètres de Gasfa, Mabrouk Ammar, ancien président de la délégation spéciale avant d’être élu maire aux dernières élections municipales, s’inquiète : « Nous devons faire face à des nombreux problèmes environnementaux qui vont de la perte de la biodiversité, en passant par la contamination de nos sols, la raréfaction de l’eau ou encore la multiplication des décharges illégales… ». Difficile de faire entendre sa voix lorsqu’encore trop de décisions continuent d’être prises au niveau national. « Nous n’avons pas la capacité d’agir sur ces questions… nous ne sommes même pas représentés au sein du conseil régional de Gafsa », regrette Mabrouk Ammar.