Alors que l’activité économique mondiale est quasiment à l’arrêt, chaque pays tente, avec ce qu’il a sous la main, de faire face à la crise. Celle-ci se présente différemment selon le contexte. Mais une lecture globale de la situation sanitaire mondiale, telle que réalisée par le journal Le Monde le 13 mars, nous permet de voir, d’ores-et-déjà, les allures des courbes de contamination en fonction des pays et des politiques mises en œuvre. Aplatir la courbe est un enjeu immédiat pour tous les pays, plus le nombre de contaminations augmente, plus l’on court vers le crash du système de santé. Beaucoup de gouvernements voudraient éviter de voir critiquées leurs visions du secteur de la santé, qui amèneraient forcément à la remise en question de leurs politiques sociales et économiques. Or le débat est déjà lancé, quel est le prix de la santé publique ?

Mais ces courbes ne représentent, au final, qu’un infime aspect de la catastrophe sanitaire, sociale et économique qui s’est abattue sur la planète. L’impact économique de la pandémie sera semble-t-il plus meurtrier encore que le virus même car la crise du Covid-19 se mesure aux effets à court, à moyen et à long termes qu’elle engendrera. Si l’aplatissement de courbe dépend des moyens sanitaires et de l’efficacité du confinement et du dépistage, la résilience dépend beaucoup de la capacité de chaque pays à endiguer les effets négatifs et à rebondir sur les effets positifs, sous réserve d’être souverain et libre de ses choix. Pour une économie telle que la notre, l’opportunité créée par cette tragique situation est pourtant inespérée.