Suite aux nominations annoncées par le gouvernement Jebali à la tête des principaux médias publics, le Syndicat national des journalistes Tunisiens (SNJT) a appelé à organiser un sit-in ce lundi 9 janvier 2012 à la place du gouvernement à la Kasbah.

Près de 200 personnes ont répondu à l’appel et se sont rassemblées aux abords de la place du gouvernement du côté de l’esplanade de la mairie de Tunis.

Les manifestants ont brandi des slogans appelant à l’indépendance des médias et ont protesté “contre les pratiques du nouveau gouvernement” qui “rappellent celles du régime déchu.”

Une contre-manifestation a également été organisée ou une centaine de manifestants ont scandé des slogans soutenant le gouvernement et accusant les médias tunisiens de “ne pas être représentatifs du peuple tunisien”.

Les nominations en question concernent des établissements médiatiques publics, à savoir l’Agence Tunis-Afrique Presse (TAP), la Société nouvelle d’impression, de presse et d’édition (SNIPE), les journaux “La Presse” et “Essahafa” , et l’Etablissement de la Télévision Tunisienne.

Une délégation présidée par Najiba Hamrouni, la présidente du SNJT a été reçue par Abdelrazak Hamrouni, ministre chargé de la relation avec la constituante et Ridha Kazdaghli, chargé de l’information et de la communication au sein du premier ministère.

Mme Hamrouni a annoncé que le gouvernement allait revenir sur les nominations des rédacteurs en chef et du directeur de l’information au sein de la télévision nationale.

Un communiqué du parti Ennahdha, nuance quant à lui, sur sa page Facebook, les déclaration de Mme Hamrouni :

Le gouvernement ne reviendra pas sur les nominations des responsables des établissements étatiques qu’il juge faisant partie de ses prérogatives. Pas de changement non plus dans les nominations des rédacteurs en chefs qui ne sont que provisoires dans l’attente des résultats des élections aux seins des établissements concernés.

Ce matin sur les ondes de Shems FM Mme Hamrouni a déclaré que “La défense de la liberté de la presse exige que H. Jebali revienne sur ses nominations à la tête des médias, sous peine de voir le corps journalistique entrer en grève générale