Le 24 avril dernier, L’Association des arts pour le cinéma et le théâtre du Kef a régalé les amateurs de musique électronique en conviant sur la scène de l’Institut supérieur des arts dramatique , un des groupes les plus emblématique de la scène underground tunisienne, j’ai nommé CheckPoint 303. Un concert qui fut le premier du collectif dans la Tunisie Post-14janvier.

Checkpoint 303, qui se défini comme un collectif musical à but non lucratif a été lancé par le Tunisien SC Mocha et le Palestinien SC Yosh en 2004 et occupe une position d’avant-garde sur la scène musicale underground arabe. Depuis plus de 8 ans, le collectif mixe de la musique électronique avec des sons de la vie quotidienne collectés dans les territoires palestiniens et ailleurs dans le monde arabe.

Lors du concert, en plus de leur répertoire, le collectif a présenté, Sidi Bouzid Syndrome, son dernier projet inspiré de la révolution tunisienne. Dans le morceau De Sidi Bouzid au Caire, le collectif reprend des sonores de propagande à la gloire de Ben Ali et des chants patriotiques de Sofia Sadok, mixés avec des sonores des manifs à Tunis et au Caire.

Karim Alias SC Mocha, avec qui je me suis entretenu après le concert m’a confié que l’inspiration pour ce morceau lui est venue au Chili dans sa chambre d’hotel alors qu’il naviguait sur notre blog. L’audio d’un documentaire de Lotfi El Bahri, à la gloire de Leila Ben Ali à servi de trame de fond pour ce morceau chargé en émotion. Pour les fans que nous sommes, nous ne pouvons pas imaginer une meilleure utilisation de notre travail.

Voici l’entretien que notre équipe a enregistré avec SC Mocha, le co-fondateur du collectif.