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Le conflit du Sahara Occidental demeure un champ de tiraillement dans la région. L’ancienne colonie espagnole n’a toujours pas de statut juridique depuis le départ des Espagnols en 1976. Le Maroc contrôle et occupe 80./. de ce territoire en le revendiquant comme le sien. Les sahraouis luttent encore pour leur indépendance soutenue par l’Algérie.

Ce dossier a été évoqué au cours de l’assemblée préparatoire pour le Forum Social Mondial Tunis 2013, lorsque la voix de la militante de l’organisation “la ounf” (Pas de violence), Bagia Mohammed Elbachir, félicitant le déclenchement du fameux “printemps arabe” a jaillit. Pour signaler par la suite qu’un autre monde est peut-être possible si seulement certains pays puissent se réjouir de leur indépendance d’abord pour pouvoir rêver d’une patrie meilleure et nouvelle; Elle précise:

On n’a pas la chance que vous avez, cette appartenance à un pays reconnu où chacun fait de son mieux pour le bâtir en pensant au meilleur régime et aux meilleures alternatives.On est encore loin de ce rêve que vous vivez, et pourtant on le partage avec vous, espérant qu’en étant ici vous serez plus conscients et plus sensibles au drame que nous vivons, le drame des habitants du Sahara Occidental qui connaît un véritable black-out médiatique et qui au Maroc est un véritable tabou.

Ainsi s’est exprimé Bagia Mohammed Elbachir membre de l’association NOVA GROUP. Un discours juste applaudit par les participants sans qu’il soit débattu ou revu de près. Ce qui nous a poussé à tenter de mettre en évidence l’intervention de l’activiste sahraouiste, en allant l’interroger sur les conditions de vie et de lutte dans la Sahara Occidental. Et voici comment la militante a décrit la situation: