Suite à une réunion des leaders du Front populaire (FP) le 4 juillet 2013 [1], sous l’égide de Hamma Hammami, pour discuter des retombées de la destitution du président égyptien Mohamed Morsi sur la situation politique en Tunisie, le FP a décidé d’inviter les partis politiques, les organisations et les composantes de la société civile engagés dans les objectifs de la révolution, à une réunion de consultation au plus tard le mardi 9 juillet pour délibérer sur :

  • la dissolution de l’Assemblée nationale constituante et la formation d’un comité qui jouera le rôle de substitut afin de compléter la rédaction de la constitution ;
  • la formation d’un gouvernement de salut national avec un programme accéléré pour résoudre la crise en Tunisie et superviser les prochaines élections.

Le Front populaire a félicité la destitution du président égyptien par l’armée et considère qu’en Tunisie, le parti islamiste Ennahdha s’est détourné des objectifs de la révolution. Rappelons que le parti Nidaa Tounes a également adoubé le coup d’Etat militaire en Egypte, justifiant cela par la perturbation du mécanisme de dialogue à cause du parti islamiste de Morsi qui « s’est emparé de l’Etat au nom de la religion » [2].

Cependant, après avoir été vivement critiqué suite à son appel à la dissolution de l’ANC, et ce après l’assassinat de Chokri Belaid le 6 février, le leader de Nidaa Tounes, Béji Caid Essebsi, semble être cette fois-ci plus prudent en évitant de réitérer la même chose.

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[Notes]
[1] A voir : Naissance et composition du Front populaire [Ar]
[2] Communiqué de Nidaa Tounes au sujet de la destitution de Morsi en Egypte [Ar]