Cela fait bien longtemps que l’on ne se pose plus la question : quelle place pourraient prendre les arts dans leur ensemble s’ils faisaient partie intégrante de notre quotidien. Comme l’oxygène que l’on respire, comme la perfusion de caféine que l’on s’injecte quotidiennement, comme cet autre qui vit avec nous mais que l’on ne connait pas. En somme, un art qui deviendrait routinier, mais comme toutes ces routines que l’on adore aimer. D’apparence impossible, une réalité similaire serait possible si tous nos espaces publics se vêtiraient d’œuvres d’art, de travaux artistiques, d’expériences récréatives et créatives (oui les deux peuvent cohabiter), in fine, créatrices de perspectives et d’horizons autres.