Les épicuriens en auront eu plein la vue et l’ouïe. « Nouba », la série concoctée par Abdelhamid Bouchnak en 2 saisons et 50 chapitres a brisé le moule du sacro-saint mainstream. Et ça percute, pas seulement sur la peau tendue de l’instrument vernaculaire. Nous voilà donc immergés dans un univers qui fait la part belle à la cornemuse et à une société du spectacle volontairement clochardisée par un état voyou. Le feuilleton apparaît comme une éclaircie dans la pénombre. Une apologie de la musique populaire et de ses chansonniers. Propre à jeter aux oubliettes les propos condescendants d’un Agrebi furax au micro d’une radio privée. Avec en filigrane, un message en deux mots postés en recommandé à notre pseudo-élite autoproclamée : « Barri fout »!