Au vu de l’objet assigné à cet article, nous ne soustrairons rien des divers aspects de la personnalité controversée de cette frange de la population tunisienne, dont Maya Ksouri se fait -bon gré mal gré- la très fidèle caricature. Aspects qui se manifestent à travers son texte publié le 1er novembre. Nous n’épargnerons ni sa vacuité intellectuelle, ni le complexe de supériorité qui la caractérise ainsi que sa micro-classe lorsqu’il s’agit de se comparer à l’individu lambda tunisien, ni le complexe d’infériorité vis-à-vis de tout ce qui est blanc et surtout français -complexe sous-jacent au précèdent et qui fleure bon le complexe du colonisé-, ni surtout cette fausse érudition à laquelle Maya nous a habitués et qui consiste à survoler un sujet ou en picorant dans ses alentours en balançant quelques mots-clés pour mystifier son auditoire ou son lectorat… qui, il est vrai, est souvent ignorant en la matière (et je parle ici des références faites à la religion juive, au Talmud, à la Torah et aux midrashim, sur lesquels nous reviendrons plus loin).

Maya n’est certainement pas sans savoir que la montée de l‘extrémisme de droite dans toute l’Europe et particulièrement en France à une vitesse inouïe et jamais vue auparavant depuis ces dernières semaines a pour principal sinon unique cible l’Islam, les musulmans ou les perçus comme tels. Maya n’est pas sans savoir que les pogroms qui sévissent en Inde depuis l’avènement du régime fascisant de Narendra Modi ne visent ni les chrétiens, ni les juifs ni les adeptes d’une quelconque religion « new-age », mais visent explicitement et de façon revendiquée les seuls musulmans.

Maya n’est pas sans savoir que les camps de concentration érigés en Chine au vu et su de toute la planète, où croupissent apparemment plus d’un million d’individus, ne sont remplis encore une fois ni de chrétiens ni de juifs ni de brahmanes … mais de Ouighours musulmans. De ce fait, Maya voudra bien nous expliquer comment elle est arrivée à la conclusion que « toutes les religions sont attaquées » ?

Pour ce qui est de l’ignorance et du vide sidéral qui caractérise l’esprit du «musulman moyen» quant au Coran ou à l’histoire de l’Islam (mais pas uniquement), je ne peux que confirmer ce qu’elle affirme … à ceci près que j’ajouterais qu’en la matière, Maya est une parfaite tunisienne.

En mettant à l’index le « »musulman moyen» », Maya entend bien-sûr, en bon membre de la micro-classe qui se respecte, se positionner au-dessus de cette masse qu’elle, et que la micro-classe, abhorre. Pour bien enfoncer le clou à ce propos, Maya pratique l’un des sports les plus favoris de la micro-classe : jouer au psychiatre amateur en nous servant le bon vieux refrain (devenu viral sur les réseaux sociaux) du dédoublement de personnalité dont souffrirait le tunisien (et le musulman) moyen, et servi cette fois sous l’appellation savante de « dissonance cognitive » … certainement pour faire plus kitch …

La réaction du «musulman moyen» à ce propos (concernant les attaques terroristes en France) est certes maladroite et non appropriée, mais la réaction de Maya et de toutes les autres Maya (hommes ou femmes) qui constituent la micro-classe n’est-elle pas teintée d’un petit complexe d’infériorité, « d’à-plat-ventrisme » serais-jetenté de dire, en ce sens ou elle conforte les voix les plus extrémistes, les plus xénophobes et les plus islamophobes qui hurlent en ce moment même en France et qui nous rappellent les heures les plus sombres de l’histoire de ce pays ?

Maya a-t-elle ne serait-ce qu’une idée de combien la parole raciste décomplexée et assumée, les termes tels que « re-migration » ou « camps » ou « chambres à gaz » sont devenus monnaie courante sur les réseaux sociaux tricolores ? Les Zemmour, BHL, Gilles William Goldnadel, Finkielkraut etc… trouveraient en Maya une parfaite réplique féminine au sieur Chalghoumi, avec un meilleur français certes mais peut-être est-ce là la volonté cachée de Maya.

Pour ce qui est de l’aspect non-prosélyte du judaïsme que Maya ne cesse de nous ressasser à travers ses laborieuses lignes, et pour la gouverne de Maya : le Judaïsme fut (et reste pour certains courant du Judaïsme tels les Karaïtes) une religion prosélyte jusqu’à la fin du 4ème siècle de notre ère. Ce n’est qu’avec l’avènement du judaïsme rabbinique, et tout l’exclusivisme qui caractérise ce dernier, que le judaïsme est devenu un club fermé dont la carte d’adhésion s’hérite par la maman.

Notez bien aussi, à travers tout le texte de Maya, les innombrables appels du pied qu’elle fait aux représentants de la communauté organisée (outre-méditerranée surtout) en multipliant les références mélioratives à l’égard du judaïsme et les références péjoratives à l’égard de l’Islam.
Maya a bien compris où se situait le rapport de force, où réside le pouvoir outre-méditerranée et compte bien le faire comprendre.

J’aimerais que Maya soit consciente que sa voix est et sera utilisée par les tenants d’une politique fascisante en France en particulier pour s’en prendre au 10% de « mizulmons » de France (comme dirait encore une fois « l’imam » Chalghoumi). La chasse a déjà été ouverte. Des numéros verts incitant à la délation ont été instaurés par le ministère de l’Intérieur français lui-même. Et les Renseignements Généraux ont même commencé à susurrer aux oreilles des décideurs (qui ne demandent que ça) que toute la population musulmane de France est à considérer au pire comme terroriste, au mieux comme potentiellement fanatisée !

La France se dirige à une vitesse alarmante vers l’instauration d’un régime autoritaire et oppressif envers ses minorités: outre l’encouragement à la délation (une tradition bien française), les poursuites légales envers des mineurs encore collégiens ou même écoliers (!) ont déjà commencé, avec menace de poursuite envers les parents, souvent pour la simple raison que le gamin ou la gamine a osé avoir un fou-rire pendant la minute de silence.

Bientôt, aux pays des droits de l’homme, nous auront des commissaires politiques, comme au bon vieux temps des démocraties populaires, qui questionneront les gamins : « Papa prie ? Maman fait le ramadan ? Vous écoutez le coran chez vous ? Vous mangez halal ? ». Le temps du fichage des individus et du flicage des minorités n’est pas très loin (il est même déjà là), et Maya ne doit pas en douter : ses propos nourrissent la bête. Mais il est bien connu parmi nous autres Tunisiens : Maya n’aime pas les « zmegris ». Ils ont le tort de ne pas voter aux élections tunisiennes comme elle le voudrait.

Maya n’est pas sans savoir (ou peut-être que si après tout … ) que la conquête de la Palestine par le mouvement sioniste depuis le début des années 1920, et tous les massacres qui en découlèrent (le massacre de Deir Yassine, le groupe Abraham Stern, la Hagannah, le massacre de Sabra et Chatila, le courant Meir Kahanah, le nettoyage ethnique, les invasions du Liban, la destruction de Babel -l’Iraq-, les meurtres quasi-quotidiens de palestinien(ne)s désarmé(e)s etc… ) ne sont que des injonctions Talmudiques !

Je renverrais à ce propos Maya à plus de lectures (Gershom Scholem, Otto Weininger, Shlomo Sand, Israël Shahak … pour ne citer que des auteurs juifs) si elle veut se faire une idée de la religion mosaïque avant de s’aventurer dans des sujets qu’elle ne maitrise manifestement pas. Pour ce qui est de la violence dans le nouveau testament, je renverrais Maya à la lecture de feu Mohamed Talbi à ce propos, à moins qu’elle ne considère ce dernier comme un affreux islamiste.