Sous ses dehors un peu brouillons, le court métrage de Mouaad El Salem possède les atours aseptisés d’un morceau de vie en déflagration. Tourné plus ou moins artisanalement, avec un iPhone, c’est à la fois un segment de vie condensée en une journée, et où les choses se passent ici alors que ça pourrait être ailleurs. Entre les différents régimes d’images qu’il brasse et les espaces-temps indéterminés qu’il documente au passage, le réalisateur rumine des réminiscences peu exemptes de faux rêves, et laisse planer l’indécision sur sa condition de genre ; brossant en même temps et en sourdine un autoportrait et un portrait de groupe. S’il rebondit sur la fin d’un cycle, Ce jour ne durera pas s’essaie à tourner une page comme s’il promettait un autre départ.