À défaut de courts-métrages intéressants, on doit sans doute à Alaeddin Aboutaleb la proposition la plus libre et sérieuse de la poignée de remakes projetés en ouverture des Journées Cinématographiques de Carthage. Avec Le septième, le cinéaste a choisi de se frotter humblement à La Noce. Longtemps tenu pour un des sommets du cinéma tunisien, ce film réalisé en 1978 par le Nouveau Théâtre est issu d’une pièce éponyme présentée par le même collectif en 1976. Mais ce n’est pas en bon élève que l’auteur de Diaspora revisite ce film : de l’immersion dans l’étrange ménage d’un couple petit-bourgeois, il ne retient sans doute pas tout. C’est que, si sa proposition ne va pas au-delà de la reprise, elle se réserve au moins une certaine liberté de jeu.