Créé en 2016, le ministère des Affaires locales était chargé de la mise en œuvre de la décentralisation et de la politique de développement local. « Nous l’avions, à l’époque, compris comme une forme de consécration et de reconnaissance de la place primordiale des affaires locales dans la politique de l’Etat », se souvient Yassine Turki, maître de conférences en urbanisme et spécialiste de la question de la décentralisation. « Il est légitime de s’interroger sur les raisons de son absence au sein du nouveau gouvernement, mais aussi sur le manque de communication », poursuit-il. Dans un communiqué publié aux lendemains de l’annonce de la composition gouvernementale, Al Bawsala dénonce l’absence d’un ministère des Affaires locales et appelle la cheffe du gouvernement, Najla Bouden à clarifier ce point sans délai. Elle a également appelé la cheffe du gouvernement à préciser l’autorité de tutelle des collectivités locales. L’ONG a par ailleurs souligné « l’importance de communiquer clairement sur le sort des collectivités locales et des différents structures déconcentrées notamment le poste de gouverneur ».

L’échec du ministère des Affaires locales