Il est 18:30, Place de la République, plus connue sous le nom «Passage», au centre de Tunis, et il pleut des cordes. Des passants guettent les taxis, qui sont déjà nombreux à avoir ôté leurs plaques. Un taximan freine son véhicule à la hauteur d’un piéton qui agitait sa main sur le trottoir. S’ensuit un court dialogue. Le chauffeur redémarre sec. La destination du client ne lui a apparemment pas convenu. Aux heures de pointe, la quête d’un taxi fait figure de parcours du combattant.