En ce 1erjuin, une chaleur caniculaire rendait l’atmosphère suffocante. Cela n’a pas empêché des dizaines de réfugiés et de demandeurs d’asile de tenir leur sit-in près des locaux du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés à Tunis (UNHCR). Une marée humaine s’étalait des deux côtés de la ruelle, dans ce quartier huppé de la capitale, en l’occurrence les Berges du Lac 1. Certains, les visages marqués par la sueur, brandissaient des pancartes et scandaient quelques slogans : « protection », « droit », « paix », « réinstallation ».

 

De Zarzis à Tunis, l’UNHCR accusé

 

Des centaines de migrants ont campé sur les lieux durant des semaines, du 15 avril au 18 juin 2022. Des tentes bricolées avec du plastique et des couvertures tapissaient les trottoirs. Des matelas à même le sol ou des cartons leurs servaient de sommiers. La plupart sont jeunes. Certains d’entre eux s’adonnaient à des jeux en prenant comme abri un garage. Les plus vieux, les femmes et les enfants se réfugiaient sous leurs tentes. Des enfants s’occupaient avec leurs smartphones. Alors que la plupart des femmes restaient assises, le regard absent.