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Dans son livre L’invention d’une démocratie paru aux éditions La Découverte, avril, 2013, Marzouki aborde la question de la politique, en philosophe, la dernière phrase du livre en conclusion est une devise inspirée de Nietzsche : « la promesse que la révolution nous a faite, c’est à nous de vouloir la tenir pour la vie » [1].

Il veut ainsi affirmer qu’il faut combattre jusqu’à la mort pour résoudre les trois défis que doit surmonter la révolution tunisienne en cours :

a) Protéger et promouvoir les libertés individuelles et publiques surtout les droits de la femme.

b) Les droits au développement économique et social.

c) Installer un Etat démocratique, en réconciliant les «  deux Tunisie », en rejetant aussi bien les extrémismes islamistes que les extrémismes laïques [2].

Il veut adapter les mérites de la démocratie européenne à ce qu’il appelle « l’Etat civil », qui n’est ni théocratique, ni militaire, donc démocratique et pluraliste, mais il faut savoir que le sens ici du terme d’Etat civil, n’est pas celui qui est courant dans la langue française, à savoir les papiers d’état civil ,mais pour éviter de parler de l’état laïque, car il croit que pour la majorité des tunisiens « laïque, était synonyme d’athée et prenait une connotation péjorative » [3].

Il développe une certaine philosophie qui trouve racine chez Ibn Arabi et Al-Halladj donc il défend une sorte d’islam soufi ; « je pourrai me considérer comme un musulman soufi » [4].

Peut être qu’il nous renvoie explicitement ici au Martyr de Bagdad de Louis Massignon [5], qui proclamait : « la seule Kaaba, c’est mon cœur ». C’est dans la même perspective que Marzouki écrit « Ma croyance est affective et spirituelle » [6], d’où il ressort selon ses dires qu’il n’est ni dogmatique, ni sectaire, ni conformiste, ni traditionaliste. C’est à ce niveau d’authenticité qu’on peut trouver une sorte de conciliation possible dans cette double exigence d’être à la fois laïque et Soufi mystique.

Alors comment cette perception de soi se traduit-elle dans l’espace politique ?

– L’affirmation de la liberté d’expression.
– La dénonciation de toute dictature.
– La justification de la démocratie comme « dissensus » par opposition au consensus [7]. Il en donne pour exemple sa coopération avec le parti islamique Ennahda.

A) La légitimité de « l’invention d’une démocratie » ?

La liberté en général et la liberté d’expression en particulier, sont des enjeux très sensibles pour le peuple tunisien, en raison de l’extrême censure qui régnait au temps de Ben Ali, au point que les tunisiens semblaient réduits à ne pouvoir parler que du foot ou des séries TV : « La construction de la démocratie ne peut pas passer par un pacte avec ces dictateurs irréformables qui surveillent et punissent, qui corrompent l’amé de leur peuple et les humilient » [8].

Dans ce même sens l’écrivain marocain Tahar Ben Jelloun ajoute : « Beaucoup ont payé leur engagement par des années de prison agrémentées de tortures (…) Leur crime aura été le simple fait de réclamer justice et liberté pour le citoyen arabe afin que l’individu en tant qu’entité unique et singulière puisse émerger et être reconnu » [9].

Cette situation était d’autant plus mal perçue que les Tunisiens ont bénéficié depuis Bourguiba d’un niveau exceptionnel d’éducation, en plus de leur ouverture sur l’universalité potentielle de l’Homme. Ceci a été multiplié avec les nouveaux supports technologiques de la communication.

Fathi Benslama a pu montrer que la révolution tunisienne ne peut pas être expliquée seulement par des revendications économiques et sociales, mais en réalité par une protestation universelle contre la confiscation par Ben Ali de leur Humanité en tant qu’homme. Contre un « havre d’inhumanité », il s’agirait d’une négation de leur propre négation dans le système corrompu de Ben Ali. Pas seulement au sens de la corruption des fonctionnaires ou des partis politique, mais plus essentiellement et même ontologiquement, une Tunisie soumise à la génération et à la corruption, et affectée d’une immense perversité : « Le soulèvement tunisien fut un processus et non un projet, une composition et non une organisation. Ce n’est pas la foi dans un possible qui a permis la sortie de désespoir (…) Mais sur le fond d’un désespoir politique créé par le système de Ben Ali, est arrivée avec Bouazizi quelque chose qui a suscité chez les tunisiens une horreur telle que l’accepter menaçait le sentiment de leur propre humanité » [10]. Ce qui confirme que la révolution tunisienne n’était ni islamiste, ni de tendance nationaliste : «  Les manifestants tunisiens n’ont pas priés dans les rues, mais ont exigés l’égalité et la liberté. Dieu était peut être dans les fors intérieurs, mais pas sur la place publique. C’est parce que la jeunesse tunisienne a pu déjouer l’opposition tranchée entre le croyant et le laïque, entre l’Islam et l’Occident qu’elle a emprunté une autre voix, celle de la prise en compte d’un réel de l’homme par la modalité démocratique » [11].

En critiquant le système de Bourguiba et de Ben Ali, Sadri Khiari développe le concept de Bonapartisme tunisien sur le modèle marxiste du « 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte ». Il fait état d’une société où la petite bourgeoisie est prédominante, dont les représentants politiques sont par définition une bureaucratie centralisée à Tunis, coupée de la paysannerie de l’intérieur du pays et de la classe ouvrière, depuis Bourguiba.

Le délitement de la cité exclut tout programme révolutionnaire, autrement que par une idéologie de bavardages inconséquents, sans contenu social concret, parodiant un rituel démocratique formel hérité du colonialisme français.

Marzouki conscient de ce souci éthique, il place la liberté de l’expression au centre de son défi démocratique, autant qu’il se fonde sur une exigence de justice universelle. En revanche il n’ignore pas que le rapport de forces au parlement, tout comme dans la société civile en général, lui est gravement défavorable au point qu’il va distinguer de cette ontologie du droit, la pratique d’une simple juridiction transitoire dont il faut bien se contenter pour l’instant. C’est parce que cette société est très profondément corrompue par l’ancien régime, de Ben Ali et même auparavant au temps de Bourguiba, qui par excès d’autorité n’avait pas mis en place de contre-pouvoirs qui auraient pu résister à l’ascension de Ben Ali et de ses complices : « En vérité, cette dictature n’est pas une invention de Ben Ali. Celui-ci l’a héritée de Bourguiba » [12]. Marzouki prend l’exemple de l’information : « Dans la Tunisie de 2013, c’est toujours le chaos, avec des journalistes peu professionnels, de l’argent sale très présent » [13]. Pour dépasser ce chaos, le gouvernement en place veut organiser le changement par en haut, de manière autoritaire alors que lui estime qu’il faut « donner le temps nécessaire à la période de transition », avec des discussions à la base qu’internet ou les autres moyens de communications de masse permettent de généraliser comme cela est déjà le cas chez les jeunes internautes.

Dans ses relations avec Ennahda, il privilégie le dialogue et s’avère convaincu que c’est lui qui a influencé Ennahda et Ghannouchi, Il estime que le parti Ennahda, ne tient pas de double discours. Et que Ghannouchi a développé au cours de leurs années communes de résistance et d’exil, un certain penchant pour le respect de la démocratie, qu’il compare avec l’évolution du philosophe très chrétien Jacques Maritain, proche de l’Action Française et du Marechal Pétain, qui avait finalement rallié la démocratie par quelques prises de position qui avaient surpris.

A ce niveau on peut penser qu’il est aussi idéaliste que Platon lorsqu’il voulait influencer la politique de Denys, le tyran de Syracuse. L’avenir dira si Marzouki se faisait trop d’illusion sur ses alliances politiques, et surtout avec le parti Ennahda, dont beaucoup de ses leaders pensent que le Président dépasse trop souvent la ligne politique convenable et convenue ; Et que sa naïveté et sa prétention risquent de lui être fatales, d’autant qu’Ennahda est capable de s’allier avec d’autres partis, et de conclure des accords d’appareils au sommet, ce qui ‘est tout à fait contradictoire avec la démocratie de masse voulue par Marzouki, et même contre la base militante, il peut devenir le bouc émissaire, le pharmakon, de la crise politique tunisienne actuelle, et Ennahda peut devenir le couteau du sacrifice «  par qui le scandale arrive » [14].

Marzouki, nous confirme qu’il a de multiples désaccords avec le parti Ennahda, mais il est confiant en l’avenir puisqu’il estime que ces nombreuses discussions avec les islamistes ont eu pour résultat qu’il les a convaincus de nuancer leur rigorisme. Entre eux il y eut plusieurs compromis, et même dans la Constitution où il aurait convaincu Ennahda de ne pas y inscrire le mot Charia, alors que lui renonçait à y mentionner l’abolition de la peine de mort.

Cette culture du compromis politique lui parait définir ce qu’il appelle « La tunisianité »[15]. Mais par contre le président affirme qu’il ya «  des limites à ne pas franchir » et qu’il est inébranlable sur certains principes. Par exemple il a faillit démissionner en juin 2012, lorsque le gouvernement en place a décidé l’extradition de l’ancien premier ministre libyen, M. Bagdadi.

Contre sa vision identitaire, il reconnait qu’il y a un « mille-feuille » des origines tunisiennes : « notre identité ne se définit pas dans l’opposition mais dans l’apposition. L’identité tunisienne est ainsi comparable à une coupe géologique. Sa fondation remonte à son passé carthaginois et berbère, ensuite, il ya une couche arabo-musulmane, la plus dense et la plus épaisse. Puis vient une fine couche ottomane et enfin une dernière couche occidentale. C’est cela un Tunisien : un mille-feuille de couches d’identités qui se superposent le plus souvent sans problème » [16].
 
Cette multiplicité d’origine, comme disaient Derrida et Deleuze après Nietzsche, reflète une croyance intime chez Marzouki en la valeur de la différence dès l’origine qui est une ouverture vers l’universalité de l’Homme et fonde son respect de la démocratie à tous les niveaux même les plus infimes.

Benslama remarquait ce fait majeur du soulèvement tunisien : «  le dégagement du paradigme identitaire, qui prévalait depuis les années soixantes-dix, en faveur de celui de l’égaliberté, [17](…), qui marque l’association indissoluble entre les deux termes égalité et liberté » [18], il y a donc un mouvement de sécularisation résolue, comme cap pour la révolution tunisienne.

Marzouki fonde son propre dépassement de tout nationalisme arabe, et il se définit aujourd’hui comme patriote. Il s’ouvre ainsi, au–delà du panarabisme, à réinventer l’union des peuples arabes. D’abord au niveau inter- maghrébin, où il fait valoir cet argument : « l’intégration régionale est une condition fondamentale du développement social et économique. Le monde entier l’a compris, sauf le Maghreb et le monde arabe, encore une fois pour cause de dictatures. Chaque dictateur considérait son pays comme sa propriété privé et se comportait comme un propriétaire terrien. Les dictateurs étaient donc incapables de tisser des liens solides entre voisins » [19].

Il défend, le principe d’une union Maghrébine de type fédéral, et il remarque « La Tunisie n’a d’avenir que dans l’union du Maghreb » [20]. D’autant plus que les régions limitrophes avec l’Algérie et la Libye sont les plus pauvres, et il en conclue que les frontières constituent un obstacle physique au développement. La fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie engendre une perte colossale pour tous les pays du Maghreb. Il pense que l’obstacle provient du problème du Sahara occidental, mais il minimise cet obstacle et le transfère aux bons soins de l’ONU, en recommandant la création d’une Cour Constitutionnelle Internationale [21]. Cette idée peut être considérer à long terme comme généreuse, mais passablement utopique.

Il en va de même pour son projet d’un financement fondé sur la réévaluation des dettes honteuses de la Tunisie : « constituées d’emprunts qui n’ont servi qu’à enrichir indûment les clans de la dictature », il a obtenu ainsi que le Sénat Belge en juillet 2011 adopte une résolution édictant que la Belgique annulerait sa dette bilatérale avec la Tunisie.

Cette idée d’un Audit international indépendant est d’actualité, d’autant plus que tous les partis de tendances inter –mondialistes demandent effectivement un moratoire sur les dettes dans l’intérêt des peuples.

En tant qu’ancien militant, fondateur et président de la Ligue Des Droits de l’homme tunisienne, Marzouki avait l’expérience des persécutions policières, et constate un lien consubstantiel entre le discours nationaliste et les dictatures.

Cette dénonciation de principe est valable pour le passé de Ben Ali, et pour l’avenir de ses réseaux mafieux qui gangrènent tout l’Etat profond de la Tunisie, toutes les superstructures et tout ce qu’Althusser appelait les Appareils Idéologiques d’Etat, à distinguer de l’Appareil répressif d’Etat [22], en ceci qu’il faut une révolution culturelle de longue haleine pour les déraciner.

Il s’insurge contre ceux qui : « s’imaginent que la corruption, c’est Ben Ali et les sept familles, mais c’est faux ! La corruption est un système qui a pénétré très profondément toutes la hiérarchie sociale et administrative du pays, c’était comme une pieuvre, avec une tête et de nombreux tentacules » [23].

Il est conscient que la révolution a évidement frappé énergiquement et de plein fouet le Système et ses bénéficières mais il en reste des centaines de milliers en embuscade.

Pour lutter contre, il a institué un Haut Comité de lutte contre la corruption, qui serait indépendant du gouvernement en place. Mais le premier danger s’est avéré que chaque instance de jugement était elle-même corrompue, tant qu’elle n’avait pas à cœur de réaliser les objectifs de la révolution. Et le deuxième danger est bureaucratique, si tout le monde surveille tout le monde, on va finir comme des poupées gigognes russes.

Il renonce à une police politique toujours présente, et veut refonder une police républicaine, même s’il avoue qu’il est incapable de limoger certains membres du Ministère de l’intérieur, peut-être qu’ils sont «  intouchables ? »

Il a préféré la création de syndicat de policiers que d’avoir une police de tortionnaires corrompus. La révolution tunisienne peut se flatter d’avoir été moins violente que d’autres et c’est un souci permanent de cet ancien médecin qui fut élu Président.

C’est un fait que « dans le monde arabe, les présidents de la république se conduisent comme des monarques absolus et se maintiennent au pouvoir par la force, par la corruption, par le mensonge et le chantage » [24].

Marzouki renonce à se dire nationaliste en rejetant toute appartenance , et en critiquant le mouvement baasiste qui a pris le pouvoir en Syrie et en Irak, et au lieu d’être l’occasion d’un parti panarabe démocratique et progressiste, cela n’a en rien accéléré l’intégration, au contraire c’était la preuve d’une longue haine entre Assad et Saddam.

Et plus généralement Marzouki déplore que le nationalisme débouche sur la haine des autres nations, il note un paradoxe : « c’est que nous les arabes, avons déjà tenté un emprunt à l’Europe : c’était le panarabisme fondé sur l’exemple bismarckien, qui avait réussi l’unité de l’Allemagne autour d’un homme fort  » [25].

On peut remarquer que chez Marzouki se manifeste un différend avec la théorie des conflits des civilisations selon S. Huntington, au point que tout nationalisme équivaut à un chauvinisme marqué par la haine, donc il y une présence primordiale de la notion d’autrui et le respect de l’Autre dans sa perception de la politique internationale : « une nation arabe ne peut donc être fondée sur le mythe de la suprématie d’un peuple ou sur la revanche contre Israël ̶ ni a fortiori, sur la haine des juifs » [26]. Cela encore un thème Nietzschéen que de dénoncer les passions négatives comme la haine et le ressentiment qui aboutissent au nihilisme, et on retrouverait cette même échelle de valeurs, chez Spinoza dans les affects positifs nés de l’amour qui sont toujours plus forts, plus puissants que les affects nés de la haine comme le fanatisme.

B) La Conciliation des impossibles.

Plus qu’un programme politique rigoureux, c’est une ligne politique centriste. Et c’est une philosophie politique avec des références ouvertes et diversifiées culturellement à plusieurs grands philosophes que présente le Président tunisien. A ce jour il a pris peu de mesures concrètes et compte tenu des rapports de forces en présence dans la société tunisienne, il s’est contenté de quelques mesures concrètes immédiates pour gérer la période de transition, mais il ne dépasse guerre le stade de la démocratie formelle par ses excès de prudence et il pourrait conforter le jugement de Platon qui ne voyait dans la démocratie qu’une forme de la démagogie.

Sa prudence risque de faire le jeu des extrêmes qu’il voulait concilier et réconcilier entre les « deux Tunisie », qui toutes deux sont également insatisfaites par sa démarche centriste et qui pourraient mettre fin à l’expérience démocratique transitoire à la manière Egyptienne ou sombrer dans un nihilisme sans fin, et c’est le peuple tunisien qui en paye les frais.

Ce peuple avait pris l’habitude d’une image forte d’un président omniprésent, charismatique et autoritaire, un dictateur qui possède l’argent le pouvoir et les médias. Le paradoxe avec cette nouvelle image incomprise, du président « normal » Marzouki, frustre leur attente, déçoit leur espoir, et va à l’opposé de l’imaginaire de leur désir, de leur surmoi-collectif. La tragédie de cette incompréhension et mésentente, c’est que l’histoire n’est plus aux grands hommes.

Le résultat de cette modestie, de cette sobriété publique a pour conséquence que non seulement la base, ne trouve pas son idéal révolutionnaire, mais aussi que les élites déconsidèrent sa parole, au point que la chaine nationale par une mauvaise foi punique, au nom de l’Independence à l’égard du pouvoir, en vient à négliger de transmettre les activités du président et ses discours officiels dans le but de creuser encore plus le fossé entre le président et le peuple. L’aporie c’est que les médias même dans le monde démocratique actuel fonctionnent comme Appareils Idéologiques d’Etat et reproduise le rapport des forces politiques antérieures, L’Establishment.

Dans l’immédiat et dans la crise tunisienne actuelle provoquée par une crise économique et sociale, dont profite une opposition frontale, sectaire et cynique qui oublie souvent que la révolution tunisienne dans son essence même était éthique.

Aujourd’hui, à notre avis, Marzouki n’a pas d’autres choix que de retravailler son image au près du peuple et surtout surmonter les ruptures qui ont pu s’installer depuis deux ans.

Cela ne serait possible qu’en appuyant la réalisation concrète des objectifs de la révolution en faisant avancer la justice transitionnelle et en créant un lien plus étroit, décentralisé avec les zones frontalières les plus pauvres qui ont été les vrais combustibles de la révolution.

En revanche, il est peut être trop tôt pour porter un jugement définitif sur cette invention démocratique, deux ans après la révolution dites de « jasmin ». Mao-Tsé-toung en parlant de la révolution culturelle chinoise, écrivait qu’elle pourrait durer Mille ans !


Notes

1- Moncef Marzouki, L’invention d’une démocratie, les leçons de l’expérience tunisienne, éd. La Découverte, 2013, p, 177.

2- Ibid., p, 177.

3- Ibid., p, 82.

4- Ibid., p, 82.

5- Louis Massignon, Alhalaaj, Martyre de Bagdad, T2.

6- Ibid., 82.

7- Ibid., p, 92.

8- Moncef Marzouki, Dictateurs En Sursis, in préface Noël Mamère, éd. De L’Atelier, 2009, p, 11.

9- Tahar Ben Jelloun, L’étincelle, Révoltes dans les pays arabes, éd. Gallimard, 2011.

10- Fathi Benslama, Soudain la révolution, éd. Denoël, avril 2011, p, 50.

11-Ibid., p, 108.

12- Abdelwahab Meddeb, Printemps de Tunis, la métamorphose de l’Histoire, éd. Albin Michel, 2011, p, 25.

13- Ibid., p. 69.

14- René Girard, celui par qui le scandale arrive, éd. Couverture, 2001.

15- Ibid., p, 68.

16- Ibid., p, 115.

17- Concept très cher à Etienne Balibar.

18- Benslama, ibid., p, 107.

19 Ibid. p, 152.

20- Ibid. ., p, 152.

21- Ibid, p, 160.

22- Lois Althusser, La Pensée.1968.

23- Ibid., p, 41.24 Ibid., p, 32.

25- Ibid., p, 153.

26- Ibid., p, 154.


Bibliographie

Louis Althusser, La Pensée. 1968.

Tahar Ben Jelloun, L’étincelle, Révoltes dans les pays arabes, éd. Gallimard, 2011.

Fathi Benslama, Soudain la révolution, éd. Denoël, avril 2011.

René Girard, celui par qui le scandale arrive, éd. Couverture, 2001.

Moncef Marzouki,

Dictateurs En Sursis, préface, Noël Mamère, éd. De L’Atelier, 2009.

L’invention d’une démocratie, les leçons de l’expérience tunisienne, éd. La Découverte, 2013.

Louis Massignon, Alhalaj, Martyre de Bagdad, T2, éd. Gallimard, 1990.

Abdelwahab Meddeb, Printemps de Tunis, la métamorphose de l’Histoire, éd. Albin Michel.