Les autorités tunisiennes les avaient transférés depuis le camp de Choucha à la maison des jeunes de la Marsa en juin 2017. Rien n’a changé huit mois plus tard, et les 34 réfugiés, en majorité déboutés, dénoncent le désengagement de l’Etat et le refus des organisations compétentes de réexaminer leurs demandes de protection internationale. Pour l’UNHCR, les dossiers sont clos, tandis que l’hébergement supposé temporaire s’éternise et que leurs conditions de vie sont de plus en plus préoccupantes. L’attente se fait aussi sentir pour le personnel de la maison des jeunes qui, comme le rappelle un communiqué du Forum Tunisien pour les Droits Économiques et Sociaux (FTDES), avait organisé un sit-in le 23 janvier pour dénoncer l’abandon des autorités face à cette situation exceptionnelle.

Hébergés entre la résidence de l’ambassadeur de France en Tunisie et les locaux temporaires tunisois de l’ambassade de France en Libye, au cœur de l’un des quartiers les plus aisés du pays, la vie de ces exilés aurait pu s’améliorer après 6 ans d’attente dans un camp du désert tunisien. Ils sont à présent réduits à la survie et à la mendicité.