« C’était un jeune homme à la forte personnalité, audacieux et éloquent. Après ses cours au lycée de Radès, il se rendait à la Maison de la culture de Djebel Jelloud, où les débats idéologiques s’enflammaient et les différences s’exprimaient. La politique en Tunisie et dans le monde entier était passée au crible. C’était à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Nous étions actifs à la Maison de la culture et tentions de créer des cellules du parti communiste tunisien. Aujourd’hui, il nous manque énormément. Tous ceux qui ont une culture politique, même sommaire, aiment Chokri Belaid. Certains le détestent encore à ce jour. Mais cette catégorie ne nous importe guère. La majorité des gens ordinaires de la région aurait voulu qu’il soit encore en vie ».