Hassouna ben Amor, blessé par balle le 15 janvier 2011 est décédé le Vendredi 26 Aout après une longue agonie dans des conditions de soins indignes.

À quoi bon en vouloir au gouvernement quand nous savons très bien qu’il s’en fout complètement des droits des martyrs et encore plus des conditions des blessés? D’ailleurs comment exiger d’un système fourmillant d’RCDistes d’aider et sauver ceux qui ont risqué leur vie pour le détruire et l’arracher??

À quoi bon en vouloir à ces hôpitaux insalubres, aux médecins et infirmiers incompétents alors que toute leur vie ils n’ont fonctionné qu’à coups de pressions et que le serment d’Hippocrate ne consiste chez eux que de quelques phrases hypocrites marmonnées par obligation? À quoi bon essayer de transférer la responsablité et la coller aux autres quand nous savons sciemment que NOUS tunisiens ingrats SOMMES LES COUPABLES?? Que Hassouna et ses semblables sont morts des suites de notre indifférence et de notre égoïsme!! Parce que le jour où ils ont mis leur vie en danger ils étaient confiants que la masse qui a crié avec eux ferait tout pour eux en cas de malheur.Ils avaient confiance en nous et nous avons trahi cette confiance.

J’ai de la haine, beaucoup de haine et ne pourrait pardonner à ces soit disant associations sensées s’occuper des blessés alors qu’elles ne le font que pour le prestige et pour présenter leurs visages blêmes à chaque célébration en prétendant parler en leur nom!!! Avec un peu de mobilisation, de pression et surtout d’humanité nos blessés ne mourraient pas dans ces conditions! Avec un peu d’effort on aurait arraché les soins adéquats, déniché l’argent qu’il faut pour les soigner! Non seulement on les a trahit en acceptant qu’un gouvernement de vieux séniles et de salopards nous gouvernent, mais en plus nous laissons leurs corps meurtris entre ces mains sales et malhonnêtes!!!!

Nous les laissons à la merci d’une commission de RCDistes perfides qui leur jettent quelques 3000 dt au visage pour se soigner avec…

J’ai de la haine envers les journalistes soit disons révolutionnaires, ceux qui au lieu d’investiguer sur la situation des blessés et faire des reportage sur eux laissent le travail aux jeunes de Facebook! Ces journalistes auxquels j’ai remplis les inbox par des messages les suppliant de parler de tel ou tel blessé sans jamais recevoir de réponse!!!

Je n’oublie pas le cas de Mohamed Hanchi quand des médecins corrompus du croissant rouge avaient jugé son cas comme désespéré et refusé de l’aider! Quand les médecins de l’hopital de Nabeul ont jugé ne plus pouvoir rien faire pour lui et l’ont abandonné à sa famille pendant une chaleur suffocante avec une plaie infectée. (1) (2) (3)

J’ai eu honte quand j’ai rencontré Faiçal Hizi un blessé de Gasserine dont la jambe n’est presque plus fonctionnelle et qui disait ne vouloir rien du tout à part un peu de reconnaissance pour que ses enfants sachent plus tard pourquoi leur père est blessé et qu’ils soient fiers de lui.(4)

J’ai eu envie de me terrer sous le sol devant les larmes de désespoir de la mère du héro Rached Al Arbi, ce jeune homme paralysé qui continue de garder espoir et de sourire malgré son clavaire. (5)

Il est temps de se rattraper, des centaines de blessés croupissent encore dans les pires conditions et attendent une main de secours! Il faut seulement se renseigner, ne pas hésiter à les appeler, aller les visiter, les réconforter et surtout faire le possible pour les aider.

Faisons au moins honneur à l’âme de Hassouna et apprenons de nos erreurs!!! Tous unis nous réussirons à leur garantir les meilleurs conditions de vie!

Et pour l’amour de Dieu arrêtons d’être cette masse inerte, flasque qui ne se réveille que pour pleurer sur son sort et retomber en hibernation par la suite!!!! RÉVEILLLONS-NOUSSSS!!!

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1- Appel à l’aide urgent pour sauver un blessé de la révolution

2- Cas Mohamed Hanchi Que des promesses

3- Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit, l’état de santé de Mohamed Hanchi

4- Des dizaines de Mohamed Hanchi

5- La révolution ingrate- L’agonie de Rached el Arbi