Crédit image : Gendarmerie Royale du Canada

Crédit image : Gendarmerie Royale du Canada

Bonnes couchante, enfants vendeurs de rue, personne handicapée, personne vivant à l’étranger… La traite touche tout type d’individu. Dans le monde 800 000 personnes sont chaque année victimes de traite transfrontière, elles seraient encore plus nombreuses dans les réseaux de traite interne d’après l’Organisation Internationale pour les Migrations.

La traite permet de profiter d’une main d’oeuvre bon marché, elle fournit des personnes travaillant dans le marché des services sexuels ou encore à des activités criminelles. Les personnes victimes de traite subissent généralement de mauvais traitements. Elles peuvent être victimes de violence, peuvent être retenues contre leur gré, menacées, torturées, privées de leurs papiers…

La traite des personnes est définie par la Convention de Palerme des Nations Unies comme « le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou à d’autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation. L’exploitation comprend, au minimum, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle, le travail ou les services
forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes.
 »

⬇︎ PDF

L’OIM, dans le cadre de la gestion des migrations lutte contre la traite des personnes depuis 1994. Un programme est en train d’être mis en place en Tunisie. Le programme SHARE Soutien et transfert des mécanismes d’assistance, d’orientation et d’échange d’expérience en matière de traite des personnes. Il s’agit de soutenir le gouvernement tunisien dans ses efforts pour combattre la traite à l’intérieur et hors de ses frontières, explique l’OIM.

Depuis la révolution, du fait du relâchement du travail des autorités et d’un plus grand brassage de population il y a sur le territoire une plus grande population à risque. Il faut donc mettre en place des mécanisme pour lui venir en aide, qu’il s’agisse d’enfants seuls, de jeunes filles, de femmes d’hommes tunisiens comme de migrants en situation difficile.

Le programme, qui s’étale sur plusieurs mois, va travailler à faire mieux comprendre le phénomène de la traite des personnes et à renforcer les capacités des différents acteurs, afin de mieux lutter contre la traite.