La Tunisie est devenue ces dernières années un pays d’accueil et de transit pour des milliers de migrants subsahariens. Plusieurs d’entre eux aspirent à rejoindre l’Europe via la Tunisie. En attendant, ils se livrent à des activités économiques diverses, souvent informelles et précaires. C’est le cas d’Ansu, originaire de la Sierra Leone. Le jeune homme, âgé de 25 ans, se met chaque jour en position à l’intersection d’une grande artère de la capitale.

Muni d’un chiffon et d’un produit nettoyant, il guette les automobilistes qui consentent à le laisser laver les vitres de leurs voitures. Se frayant dangereusement un chemin entre celles-ci à chaque signalement du feu rouge, le jeune homme est récompensé par des miettes : entre un dinar et quelques millimes, nous confie-t-il.