Jamais le slogan « le peuple veut !», scandé dans les rues tunisiennes, n’a connu de traduction plus concrète que lors de la grève générale de Gabès, le 21 octobre 2025. Plus de 130 000 citoyens ont initié la plus grande manifestation du pays depuis le 14 janvier 2011, exigeant la fin de la lente destruction de la région due à la pollution du groupe chimique. Si la pollution a affecté tout le monde et toute chose à Gabès, ses conséquences se sont avérées plus néfastes sur la santé des femmes et en particulier sur leur santé reproductive. Autant de souffrances supplémentaires qui s’ajoutent à la liste des maladies dont souffrent les habitants de la région, face au silence du pouvoir.


Les habitants de Gabès réussissent leur grève générale historique : le gouvernement a-t-il compris le message ?
-22 Octobre 2025-

Dans une scène sans précédent, le gouvernorat de Gabès a connu, le mardi 21 octobre 2025, une mobilisation historique au cours de laquelle les habitants de Gabès ont répondu à l’appel de l’Union régionale du travail. Les citoyens ont largement adhéré à une grève générale qui a paralysé tous les services, atteignant un taux de réussite de 100%. À la suite de la grève, une immense marche populaire a rassemblé plus de 130 000 participants dans les rues de la ville, réclamant la fin du crime chimique continu contre l’être humain et la nature à Gabès.


Dans les agglomérations proches de ces installations industrielles, comme le quartier de Chott Essalem à Gabès, presque tous les foyers sont touchés par des maladies respiratoires, des affections osseuses et d’autres maladies, dont le cancer. Des affections provoquées par les émissions de cette unité industrielle dans l’air ou par les déchets chimiques liquides qui contaminent la terre et la mer. L’épreuve que vivent les femmes là-bas est encore plus pénible, puisqu’elles la plupart d’entre elles doivent s’occuper d’un membre de leur famille malade en plus de leurs propres souffrances.

Combattre la pollution et les maladies qu’elle engendre

Radhia, une trentenaire mariée vivant à Chot Essalam, a entamé sa grossesse en sachant dès les premiers mois qu’il ne s’agissait pas d’une gestation normale. Les examens ont révélé des signes d’anomalie dans la croissance du fœtus, explique-t-elle. Mais comme beaucoup de mères, elle a choisi le déni et l’espoir plutôt que de céder à la peur :

Je sentais, dit-elle, que quelque chose n’allait pas, mais je m’accrochais à l’idée que les choses pourraient s’améliorer. Peut-être que l’instinct maternel était plus fort que toutes mes craintes.

Rongée par une angoisse grandissante, Radhia poursuivit sa grossesse, s’accrochant à l’espoir que son bébé survive, jusqu’au huitième mois, qui était décisif. À ce moment-là, les médecins confirmèrent que la croissance du bébé s’était arrêtée et que les malformations s’étaient aggravées, nécessitant une césarienne. Elle donna naissance à une petite fille qui ne vécut que six jours avant de décéder des suites de complications congénitales.

Après la mort de son nouveau-né, le médecin lui a expliqué que ces malformations, selon le diagnostic médical, étaient dues à une exposition chronique aux fuites de polluants dans l’environnement de son domicile, situé près des unités industrielles de Chott Essalem. Il lui a précisé que l’effet des polluants sur le fœtus commence dès les premières semaines de grossesse, même si ses effets ne sont pas clairement visibles au début.

Les recherches scientifiques montrent qu’une exposition chronique aux polluants atmosphériques industriels, tels que les particules fines (PM2,5) et les gaz toxiques (comme le dioxyde de soufre), est associée à des issues de grossesse défavorables et à des anomalies du développement fœtal, notamment un faible poids à la naissance, une naissance prématurée, un retard de croissance intra-utérin et des complications de santé maternelle. Aussi, la pollution atmosphérique peut-elle provoquer une hypertension gestationnelle, une fausse couche et des problèmes de croissance fœtale en raison de l’impact de ces polluants sur la fonction placentaire et l’apport d’oxygène et de nutriments au fœtus. [1]

À Gabès, les unités industrielles du groupe chimique rejettent continuellement des polluants atmosphériques, notamment des gaz toxiques et des particules fines, exposant les habitants, en particulier les femmes enceintes, à de graves risques sanitaires. Les données locales et les études scientifiques ont démontré ces risques. Mais les autorités persistent à ignorer les appels des riverains à démanteler les installations polluantes. Cette attitude dénote l’incapacité du gouvernement à protéger ses citoyens et expose toute une région au danger de mort, ce qui perpétue la crise.

Jamila, 35 ans, qui vit dans le même quartier, mesure son humeur du jour à l’odeur de l’air chaque matin. Si elle se réveille fatiguée et malade, elle comprend qu’« el-bakhara » a dégagé d’épaisses toxines, laissant une couche de poussière grise sur les fenêtres. Elle est réveillée chaque jour par la toux de sa plus jeune fille qui rompt le silence de la maison.

Il y a quelques années, Jamila gérait les affaires de sa maison sans grande peine. Mais son asthme sévère a bouleversé sa vie : monter les escaliers de sa maison est devenu une épreuve, l’obligeant à s’arrêter fréquemment pour reprendre son souffle. À chaque bouffée de toxine s’élevant de l’usine chimique voisine, son pas devient plus pesant. L’air, qui devrait être source de vie, est devenu pour elle un fardeau quotidien.

21 octobre 2025, Gabès – Affiche de l’UGTT de Gabès, en préparation de la grève générale pour protester contre la l’implication de l’État dans les crimes de pollution – Photos Nawaat

Ce sont là les scènes quotidiennes dans la zone d’habitations qui cerne le groupe chimique : des quartiers ravagés par la pollution et transformés en foyers asphyxiés, sur fond de fronde grandissante et de cris de détresse. D’une seule voix, la population réclame une seule chose : le démantèlement immédiat des unités de l’industrie chimique mortifère. C’était le mot d’ordre porté haut lors des manifestations du 21 octobre 2025, marquées notamment par une forte présence féminine.

Les femmes sont en première ligne de chaque manifestation, brandissant des banderoles et scandant des slogans repris en chœur. Elles sont présentes en grand nombre aux sit-in organisés par le mouvement Stop Pollution. Cette présence féminine n’est pas un détail symbolique, mais un acte quotidien de résistance face à un péril environnemental qui menace leur vie et celle de leurs familles. Des femmes souffrant de maladies chroniques aggravées par la pollution participent activement à la direction du mouvement, lui conférant une dimension hautement humaine et genrée, et rappelant que la préservation de la santé et de l’environnement n’est ni un luxe ni un choix, mais une nécessité existentielle vécue au quotidien.


Gabes : Mobilisation des jeunes militantes de «Stop Pollution»
– 02 Nov 2021 –

Dans ce reportage, Maryem nous embarque à la rencontre de trois jeunes femmes s’engagent contre la pollution dans la région de Gabès : l’air et les eaux contaminés par les rejets des usines de produits chimiques, mais aussi les déchets de ces usines qui jonchent la région. D’après elles, le fléau peut même devenir une source de revenus et de création d’emplois.


Pendant la marche, elle se distinguait au milieu de la foule, avec son voile vert qui lui couvrait la moitié du visage. Elle tenait deux inhalateurs pour l’asthme, comme un témoignage de souffrance. Elle nous a parlé de ses tourments dues à l’air pollué qui dévastait son quartier et qui lui a causé, ainsi qu’à sa famille, des maladies respiratoires chroniques :

« Toute ma famille souffre dès que s’ouvrent les cheminées d’évacuation des produits chimiques. Ma fille, mon mari, ma belle-mère… nous souffrons tous d’asthme et d’essoufflement, parfois jusqu’à l’asphyxie », assène-t-elle. Et de poursuivre : « Mon fils est hospitalisé trois fois par an, et c’est nous, les femmes, qui payons le plus cher… Chaque année en octobre, nous faisons un dépistage du cancer du sein car nous vivons dans la peur constante, avec un mal de tête permanent qui nous ronge. Mon fils est né asthmatique car j’ai été malade pendant ma grossesse, et depuis, notre maison est remplie d’appareils respiratoires ».

Nawaat a également rencontré Fatma, qui nous a raconté l’épreuve qu’elle endure : « Je participe au mouvement de protestation bien que mon mari travaille dans le groupe chimique et est lui-même malade, et que mon père soit mort d’un cancer. Moi-même j’étais atteinte d’un cancer en 2010, et j’en garde encore des séquelles au niveau des seins et de l’utérus. »

Fatma, la cinquantaine et originaire de Chott Essalem, se souvient comment Gabès était « un paradis, une oasis, avec la mer et des montagnes », avant de se transformer en « cauchemar environnemental ». Elle clame haut et fort : «Nous voulons un air pur et une vie décente, plus de pollution, et ces unités doivent être démantelées tout de suite !»

Toute la région est en proie à une pollution généralisée causée par des unités industrielles, et notamment par le phosphogypse, un déchet industriel issu du traitement du phosphate utilisé pour la production de l’acide phosphorique, qui est déversé en énormes quantités en mer, chargé de résidus chimiques et de métaux toxiques. Ces déchets n’affectent pas seulement l’écosystème marin, mais leurs effets s’étendent à l’air et à l’eau entourant les agglomérations, provoquant des maladies respiratoires et chroniques, mais aussi des risques importants pour la fertilité et la santé fœtale. Ce qui fait de Gabès l’une des régions les plus affectées par la pollution industrielle complexe dans le pays.

Face à l’accumulation des atteintes à la santé, dont notamment les maladies respiratoires chroniques, les troubles hormonaux et une hausse remarquable des cancers chez les femmes, les habitants ne sont pas restés inactifs. Depuis des années, le mouvement Stop Pollution organise des protestations continues, drainant des milliers d’habitants de la ville, hommes et femmes, appelant à l’arrêt des unités polluantes et la fin de la catastrophe écologique qui menace leur vie. Malgré les changements de gouvernements et les promesses successives, la population locale n’a pas baissé la garde, haussant la voix à chaque fois pour rappeler à tous qu’un air respirable n’est pas un luxe, mais un droit fondamental.

Malformations fœtales : la hantise des femmes

De nombreux témoignages décrivent à quel point les femmes, à Gabès, sont hantées par les menaces qui pèsent sur leur santé reproductive. La pollution industrielle constitue, en effet, une menace directe sur le bon déroulement de la grossesse et la santé du fœtus. Le Dr Ouarda Mahdhaoui confirme que ces risques résultent d’une exposition chronique aux polluants et aux métaux lourds disséminés dans l’air et l’eau. Elle explique :

La pollution affecte directement la fertilité des femmes. Les produits chimiques répandues à Gabès, notamment les métaux lourds, ont un impact sur la santé des ovaires, la régularité de l’ovulation et le bon déroulement des grossesses. L’exposition à ces polluants peut entraîner des malformations fœtales, un faible poids de naissance et des anomalies cellulaires, et peut provoquer une fausse couche.

Notre interlocutrice poursuit : « Les maladies thyroïdiennes chez les femmes constituent l’un des indicateurs de santé les plus préoccupants à Gabès, notamment l’hypothyroïdie, qui a connu une hausse remarquable ces dernières années. Les femmes souffrent également de problèmes respiratoires, de douleurs rhumatismales et d’ostéoporose, des maladies potentiellement causées, entre autres, par la pollution. »

Dr Mahdhaoui affirme que « les problèmes de santé liés à la pollution se sont largement propagés dans la région, mais l’absence de statistiques précises et actualisées ne permet pas de savoir si leur taux est plus élevé que dans d’autres gouvernorats. Cependant, la multiplication des cas et les plaintes portées par des femmes concernant ces maladies font de ce fléau une réalité indiscutable.»

Notre interlocutrice précise que « le cancer du sein et le cancer de la thyroïde sont les plus fréquents chez les femmes de la région, ce qui suggère qu’ils sont directement liés à l’environnement polluant. » La raison est que les émissions et les polluants contiennent des métaux lourds, notamment du cadmium, dont la concentration « dépasserait largement les limites autorisées au niveau international, ainsi que de l’uranium, éléments connus pour provoquer ces cancers et d’autres maladies graves », explique-t-elle.

Evoquant le manque d’études et de statistiques fiables sur la situation sanitaire à Gabès, le Dr Ouarda Mahdhaoui souligne qu’en 2020, elle a participé à une étude portant sur le lien entre la pollution et les maladies cardiovasculaires, en axant sur les risques auxquels les femmes sont exposées. Or, il n’existe toujours pas d’études nationales suffisantes traitant spécifiquement de l’impact de la pollution sur la santé des femmes.

Le questionnaire d’évaluation Conner 2025 confirme que l’exposition continue aux polluants atmosphériques, notamment aux particules fines (PM2,5), aux composants organiques volatils et aux métaux lourds, provoque de profonds dysfonctionnements de la santé reproductive des femmes, notamment une inflammation chronique, un stress oxydatif et un déséquilibre hormonal de l’axe gonadique. L’étude montre que les femmes vivant dans des zones polluées souffrent de taux plus élevés de fausse couche, de naissances prématurées, de retards de croissance fœtale et de troubles du cycle menstruel. De même que des niveaux de pollution faibles à modérés peuvent affecter la qualité des ovules, l’implantation des embryons et la fertilité future. [2]

Malgré sa courte période d’observation, les données du Registre du cancer du Sud tunisien (2010-2014) relèvent des taux élevés de cancers chez les femmes, notamment du sein, de la thyroïde et du col de l’utérus, sans toutefois mettre en évidence un quelconque rapport avec la qualité de l’environnement. Ces données servent néanmoins de référence pour comparer Gabès à la moyenne nationale du Sud et pour formuler des hypothèses sur l’impact de la pollution sur la santé des femmes. [3]

Des études récentes, telles que l’étude du Département des maladies pulmonaires de l’hôpital de Gabès (2024), confirment également le lien entre la pollution de l’air et les complications respiratoires. Ainsi, un taux élevé de dioxyde de soufre est associé à une augmentation de l’utilisation de la ventilation non invasive, tandis que les particules fines (PM₁₀) le sont à la formation d’abcès pulmonaires et de complications telles que l’épanchement pleural, des cas aggravés par la chaleur et l’humidité. [4]

21 octobre 2025, Gabès – « Le peuple exige le démantèlement des usines » était le slogan le plus marquant des manifestations ayant accompagné la grève générale. La réponse du pouvoir fut la répression et la fuite en avant. – Photos Nawaat

Devant ces risques sanitaires accrus, Nawaat a tenté à plus de trois reprises de prendre contact avec le ministère de la Santé afin d’obtenir des éclaircissements et des statistiques sur les répercussions de la pollution sur la santé de la population, mais en vain. Ce silence du ministère est en soi une réponse. En l’absence de transparence, la santé des citoyens reste otage d’une politique de déni, ramenant tout à une affaire de complot. Cédant à la solution de facilité, les autorités procèdent à la traque et à l’arrestation des militants au lieu de prendre des mesures radicales, notamment le démantèlement de ces usines qui constituent un véritable danger dont toute la région paie tous les jours un lourd tribut.

Les femmes au cœur de la contestation

Lors des manifestations à Gabès, les femmes ne se contentent pas de participer aux marches et aux sit-in, ni de brandir des slogans ou des banderoles. Leur rôle s’étend aux campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux et à l’organisation de rencontres populaires. Leur présence témoigne d’une volonté de transformer leurs épreuves quotidiennes liées à la pollution en une dynamique collective efficace.

En fait, la participation des femmes aux mouvements sociaux en Tunisie n’est pas un phénomène nouveau, mais une pratique profondément ancrée dans l’histoire sociale et politique du pays. Depuis la période coloniale jusqu’à la révolution du 17 décembre 2010 – 14 janvier 2011, en passant par le soulèvement du bassin minier de Gafsa en 2008, les femmes ont été au cœur des mouvements populaires, non pas comme des éléments subordonnés, mais comme des actrices à part entière, participant et dirigeant les marches et accumulant d’importantes expérience dans l‘action publique.

Interrogée par Nawaat, Fathia Saidi, sociologue et militante féministe, explique :

Ce qui caractérise aujourd’hui le mouvement de défense environnementale à Gabès, c’est la prise de conscience écologique croissante et la demande grandissante d’un développement durable respectueux du droit des générations futures à un environnement sain. Une prise de conscience qui touche autant les femmes que les hommes. Cette mutation traduit une évolution qualitative des revendications sociales, notamment face à l’aggravation de la menace des gaz toxiques, contrairement aux premières années du groupe chimique dans les années 1970. A signaler aussi les cas d’asphyxie recensés, en particulier parmi les écoliers vivant à proximité du complexe, qui ont joué un rôle déterminant dans la prise de conscience et le déclenchement des protestations.

Fathia Saidi compare la présence des femmes en premières lignes des marches de Gabès à celle ayant marqué le soulèvement du bassin minier de Gafsa en 2008. Elle explique cela par plusieurs facteurs : d’abord la réaction émotionnelle très vive chez les femmes lorsqu’il s’agit de leur santé ou de celle de leurs proches, et puis, leur capacité d’organisation, leur intrépidité et leur résilience. Les femmes sont plus aptes à façonner le paysage social et plus audacieuses dans la confrontation, des qualités héritées de leur éducation de base et des lourdes charges qu’elles assument pour le maintien de la cohésion familiale et sociale.

23 mai 2025, Gabès – Le rôle moteur des femmes dans le mouvement de protestation et leur participation active ne se sont pas limités à la journée de la grève générale, mais se sont transformés en une résistance continue jusqu’à la satisfaction des revendications – Photos Nawaat

Notre interlocutrice conclut que le mouvement de protestation en faveur de l’environnement constitue un cas particulier dans l’histoire des mouvements sociaux en Tunisie, du fait qu’il dépasse les revendications traditionnelles inhérentes à l’emploi et à la lutte contre la précarité. Il représente une revendication de développement fondée sur une approche globale des droits, qui place le droit à la santé et à un environnement sain au premier plan des priorités.

La lutte acharnée que mènent les femmes à Gabès démontre que le mouvement féministe n’est pas qu’une présence symbolique, mais une résistance réelle face aux dangers menaçant leur santé et celle de leurs familles. Comme toutes les Tunisiennes, elles subissent des discriminations et des violences sexistes, auxquelles s’ajoutent les risques de la pollution chimique propre à la région de Gabès et les maladies graves qui en découlent, notamment le cancer. De même que Gabès a prodigué au monde entier une leçon de résistance contre le capital cupide et polluant, les femmes de la région, par leur rôle moteur et leur activisme, donnent une magistrale leçon sur le lien étroit entre justice environnementale, justice sociale et justice de genre.


[1]  Air Pollution and Pregnancy – PMC (Etude)

[2] Conner, H. (2025). « Pollution environnementale et santé reproductive ». PubMed

[3] Registre du cancer du sud de la Tunisie (2010-2014). Ministère de la Santé, Tunisie 

[4] Sahli. S et d’autres. « Pneumonie communautaire et exposition à la pollution atmosphérique : étude effectuée à l’hôpital de Gabès. Tunisie (2024). PubMed.