Ultime rempart contre l’arbitraire qui s’abat sur la société, voici que les juges sont eux-mêmes victimes des dérives du pouvoir. Le combat que mène Anas Hmaidi, à la tête d’une AMT assiégée, marque néanmoins une nouvelle ère de résistance.
Ultime rempart contre l’arbitraire qui s’abat sur la société, voici que les juges sont eux-mêmes victimes des dérives du pouvoir. Le combat que mène Anas Hmaidi, à la tête d’une AMT assiégée, marque néanmoins une nouvelle ère de résistance.
Comment l’arrestation de cet éminent juriste et défenseur des causes justes a servi de déclic pour le réveil d’une classe politique et d’une société civile sclérosées. Retour sur le procès le plus controversé de ces dix dernières années.
Premières victimes de la pollution atmosphérique causée par le groupe chimique de Gabès, les femmes sont aujourd’hui à l’avant-garde d’un mouvement social inédit. Elles se battent pour l’avenir de leurs enfants et des générations futures. Reportage.
Conçue au départ pour venir en aide aux groupes les plus vulnérables, dont les femmes, la loi sur l’économie dite solidaire et sociale a, au contraire, aggravé leur cas. Explication.
En manque de légitimité, le pouvoir tente de s’approprier l’histoire, en remodelant à sa guise les dates historiques. Le président s’est découvert une nouvelle vocation : celle de « redresseur du cours de l’histoire » !
Face à l’autoritarisme, ces groupes longtemps qualifiés de « hooligans », ont prouvé encore une fois qu’ils pouvaient se substituer aux élites. Leur présence à Gabès a redonné vie au mouvement social en Tunisie. Reportage.
Avec en vue une grève générale et un congrès extraordinaire, l’année 2026 s’annonce cruciale pour le syndicat fondé par Farhat Hached. La centrale retrouvera-t-elle pour autant sa place à l’avant-garde des forces vives du pays, malgré les coups de boutoir du pouvoir ?
Cet homme qui rêvait d’une cour constitutionnelle, est aujourd’hui privé de ses droits les plus fondamentaux. Il est puni pour avoir dénoncé l’arbitraire (y compris face au président), et pour avoir démontré l’inanité des procès intentés à l’encontre de ses futurs codétenus.
Victime d’un interminable acharnement judiciaire, cette jeune journaliste a aujourd’hui la vie brisée. Pourtant, son cas ne semble guère intéresser les cercles politico-humanitaires, d’habitude prompts à s’indigner. Alors que les figures de proue du mouvement « Azimoun » se sont éclipsées, de peur sans doute de subir le même sort.
Dans cette ville, respirer c’est inhaler un cocktail toxique fait d’acide sulfurique, de dioxyde de carbone, d’ammoniac et de métaux lourds. Signe des temps : le simple fait de pouvoir respirer un air qui ne tue pas est devenu un rêve collectif.
La cinquième édition du Nawaat Festival a tenu toutes ses promesses, démontrant de manière éclatante, que l’art est résistance. De quoi rassurer quant à la capacité de la jeunesse tunisienne à balayer toutes les formes de médiocrité et d’archaïsme qui écrasent le pays.
Pour son avocat, la condamnation de cet homme politique modéré s’inscrit dans le cadre d’une cabale politique ourdie contre l’opposition. Ce qui explique les innombrables irrégularités qui entachent la procédure.
Depuis le 25 juillet 2021, Kaïs Saïed mène une offensive systématique contre les corps intermédiaires. En supprimant les contre-pouvoirs et en muselant les voix critiques, le président tunisien façonne un État sans médiation, sans opposition et sans débat.
Incarcérée depuis juillet 2023, la journaliste Chadha Hadj Mbarek dénonce des conditions de détention inhumaines et un procès entaché d’irrégularités. Son cas suscite l’inquiétude des défenseurs des droits humains.
Les familles des migrants tunisiens disparus en Italie ne comptent plus sur l’Etat –défaillant ou complice, par ses silences- pour faire la lumière sur le sort de leurs enfants. Des témoignages édifiants dépeignent le combat solitaire de ces Tunisiens meurtris.
Après le succès de la manifestation du 21 août, la centrale syndicale gagne son premier pari : celui de reconquérir sa place dans l’espace public. Le bras de fer avec le pouvoir franchit, ainsi, une étape cruciale.
Alors qu’il avait purgé sa peine après une première condamnation, le célèbre chroniqueur est maintenu en prison, pour une autre affaire. Or le dossier ne contient aucun élément prouvant l’existence d’un délit, clament ses avocats.
Faisant fi de toutes les études mettant en garde contre le danger mortel que constitue aujourd’hui les déchets du groupe chimique de Gabès, les autorités politiques ont franchi un nouveau cap.