Contre l’usage insultant du terme “schizophrène”

La stigmatisation en santé mentale en Tunisie ne résulte pas seulement d’un manque d’information. Elle peut aussi persister dans des milieux cultivés, lorsque des termes issus du champ médical sont employés sans mesurer leur portée symbolique et sociale. Les journalistes, responsables politiques, artistes, ont un rôle particulier dans la construction des représentations collectives.

Réseaux sociaux tunisiens : l’espace numérique comme miroir des blessures collectives

En Tunisie, comme ailleurs, la coexistence entre identité sociale et identité numérique révèle parfois un décalage. Des propos qui seraient modérés dans l’espace réel peuvent être exprimés plus facilement en ligne, car la distance physique diminue le poids du regard social immédiat. Or une société qui règle toutes ses blessures à travers les réseaux sociaux risque de transformer le débat public en confrontation permanente.

Regard socio-éthique sur la rancune : une esquisse systémique

Lorsqu’une société ne dispose pas d’espaces permettant de reconnaître les souffrances du passé, celles-ci ne disparaissent pas nécessairement. Elles peuvent continuer à influencer les relations présentes. Quand certains sont appelés à « tourner la page » sans qu’il ne leur soit permis de participer à l’écriture de cette page, la mémoire risque de se transformer en conflit permanent.

Électro-caniculo-phobie : Esquisse d’un vécu tunisien

Le délestage n’est plus seulement un fait technique : c’est devenu, en quelques jours, un objet de colère et de demande de comptes. L’électro-caniculo-phobie naît précisément à cette jonction : entre un corps qui ne supporte plus la chaleur et une infrastructure qui ne suit plus. En Tunisie, le malaise de ce mois de juillet 2026, devient ainsi un phénomène psycho-socio-climatique émergent.

« Dhayaât Mahrouss » : leçon de pardon de la génération des années 90

Dhayaât Mahrouss n’était pas simplement un programme pour enfants : c’est une véritable archive de la mémoire culturelle tunisienne des années 1990, profondément ancrée dans l’imaginaire collectif d’une génération. Parfois présentée à tort comme une référence à l’irresponsabilité, la série propose au contraire un modèle implicite de cohabitation pacifique, fondé sur le compromis et l’acceptation des différences.

Coaching de vie en Tunisie: Risque d’un phénomène de mode

Perçu par certains jeunes comme étant la clé du bonheur, une solution toute faite pour agir et penser, le coaching de vie est de plus en plus idéalisé en Tunisie. Les médias, qui invitent régulièrement des intervenants-coachs contribuent à l’essor du phénomène. Créant ainsi l’illusion que ces experts auto-proclamés détiennent la formule magique du bonheur. Mais cette activité non-encadrée n’est pas sans danger pour des personnes vulnérables sur le plan psychique.