Une quinzaine de jeunes ont pris la mer depuis Zarzis. Un seul a survécu. Malgré les morts qui s’accumulent et la chasse aux départs menée avec l’appui de l’Europe, des centaines de Tunisiens rêvent encore de la traversée.
Une quinzaine de jeunes ont pris la mer depuis Zarzis. Un seul a survécu. Malgré les morts qui s’accumulent et la chasse aux départs menée avec l’appui de l’Europe, des centaines de Tunisiens rêvent encore de la traversée.
Les familles des migrants tunisiens disparus en Italie ne comptent plus sur l’Etat –défaillant ou complice, par ses silences- pour faire la lumière sur le sort de leurs enfants. Des témoignages édifiants dépeignent le combat solitaire de ces Tunisiens meurtris.
Traités, accords ou mémorandums d’entente ? Le président de la République, Kais Saied, joue sur les mots. Mais la réalité est la même concernant la gestion de la migration. Quelle est la nature de la coopération entre la Tunisie et l’Europe et quelles sont ses retombées ?
Qu’ils soient opposés à leur expulsion d’Europe ou qu’ils applaudissent celle des migrants subsahariens de Tunisie, nos concitoyens ne se font plus d’illusion sur le mémorandum d’entente conclu avec l’Union européenne. Et un an et demi après sa conclusion, le bilan de cet accord nébuleux prend des allures de débandade.
Des migrants tunisiens meurent dans des circonstances suspectes dans les geôles italiennes. Mais ni les rapports accablants des ONG, ni les témoignages poignants diffusés sur les réseaux sociaux ne semblent émouvoir les autorités tunisiennes.
Dans la perspective des prochaines élections européennes, la question des migrations est de nouveau la priorité de l’agenda politique de la Première ministre italienne, un agenda qui tend vers des durcissements sécuritaires de plus en plus inquiétants. L’externalisation des frontières semble désormais être la seule solution pour gérer les flux migratoires, comme le démontrent le protocole avec l’Albanie et les récents accords signés avec les présidents tunisien Kaïs Saïed et égyptien, Abdel Fattah Al-Sisi, malgré leurs violentes dérives autoritaires.
Le 16 juillet, la Commission européenne a signé un « Mémorandum d’accord » avec la Tunisie, accordant au pays des millions d’euros en vue d’empêcher les migrants et les réfugiés de traverser la Méditerranée à la recherche de refuge en Europe. Mais pourquoi le Premier ministre néerlandais a-t-il joué un rôle de pionnier dans la conclusion de l’accord avec la Tunisie, si une très faible proportion des migrants empruntant cette route se dirigent vers les Pays-Bas ? Cette analyse examine comment la politique anti-immigration néerlandaise est devenue une évidence.