I’m Essebsi, they want to kill me, because I’m sexy…

 

Pour l’homme public pastiché, cela peut sembler cruel, de mauvais goûts, voire intolérable. Sentiment légitime de la part de la personne “croquée” par toute œuvre de l’esprit.

Pour celui qui regarde, selon qu’il est partisan ou adversaire, il aimera ou détestera. Et c’est de bonne guerre également.

Quant à l’appréciation purement artistique, pour les uns ça peut sembler génial, alors que pour d’autres, c’est “tellement nul”.

L’absence d’unanimité autour des créations, quoique l’on dise, relève, en définitive, du pluralisme d’opinion.

En revanche, là où il y a une quasi-unanimité, c’est sur l’étroite corrélation entre la vitalité de la démocratie et la satire et le sarcasme. Et c’est tellement vrai, qu’en débarquant dans tout pays, il suffit de dire “montrez-moi vos satires et vos œuvres de création artistique, et je vous dirai dans quelle démocratie vous vivez.

Forcément, car, d’un côté, nous avons des personnes destinées à détenir ou qui détiennent un pouvoir exorbitant, en disposant des instruments de l’autorité publique (police, armée et administration) et, de l’autre, des créateurs… et des journalistes.

Aussi, quelle que soit la personne aspirant à disposer des leviers de la force publique, si elle ne supporte pas la satire, le sarcasme et les créations de l’esprit -aussi cruelles peuvent-elles sembler-, qu’elle change de vocation. Car une telle personne incarne une menace pour la démocratie. La satire et le sarcasme n’existent pas pour plaire à ceux dont ils en sont l’objet, tout comme, du reste, de plaire à leurs partisans… quoique…, mais pour satisfaire, entre autres, à l’un des impératifs parmi les plus vitaux à la démocratie : L’irrévérence des œuvres de l’esprit..