Aziz Krichen

Aziz Krichen

Opposant sous Bourguiba et Ben Ali. Ministre-conseiller à la présidence de la République (2012-2014). Auteur de Le syndrome Bourguiba (1992) et La promesse du printemps (2016).

07 Dec 2016

En démocratie, lorsque les lois existantes empêchent les paysans d’accéder à la terre – et c’est toujours le cas en période de transition, puisque ces lois sont édictées par l’ancien régime -, ces lois doivent être changées et non pas utilisées pour continuer de réprimer ceux qui les contestent. En occupant les terres domaniales, les paysans ne violent pas le droit, ils l’établissent*.

07 ديسمبر 2016

في الديمقراطية، عندما تحُول القوانين السائدة دون امتلاك الفلاحين للأرض، وجب تغيير تلك القوانين، وليس استخدامها في مواصلة قمع من يحتج عليها. فالفلاحون باسترجاعهم الأراضي الدولية لا ينتهكون القانون، وإنّما يؤسسون له.
* نقله من الفرنسيّة مختار بن حفصة

17 November 2016

Recently, all we talk about is Jemna. It has become the new bone of contention. Exchanges are violent, charged with furor and raised voices. In the médias aux ordres, the most unlikely of arguments are used to denounce the occupation of land by peasants. Such arguments say more about the fantasies of their authors than they do about the reality of the situation.

02 Apr 2016

Nawaat publie en exclusivité un extrait de La promesse du printemps de Aziz Krichen. Opposant sous Bourguiba et Ben Ali, il a connu les prisons du régime et a été contraint à l’exile. En janvier 2012, il est nommé ministre-conseiller à la présidence de la République avant de démissionner en mai 2014. Acteur et analyste de la transition, Krichen alterne sur 430 pages le témoignage direct et l’examen distancié, loin des règlements de compte. Dans les bonnes feuilles publiées par Nawaat, l’auteur s’arrête sur l’un des écueils majeurs de la transition : la corruption.

Sophie Bessis animera un débat avec l’auteur à la foire du livre du Kram, aujourd’hui samedi 2 avril.

11 May 2011

La gestion “bourguibiste” des affaires du pays par le nouveau Premier ministre provisoire, les révélations divulguées par l’ancien ministre de l’Intérieur Rajhi un personnage aux motivations pour le moins ambigües, par ailleurs -, l’extrême brutalité de la répression des mouvements de contestation ces derniers temps – tous ces éléments, et d’autres, devraient faire réfléchir les Tunisiens. Ces faits devraient rappeler à ceux qui l’avaient oublié que le système Ben Ali, malgré la fuite honteuse du dictateur, est toujours en place, toujours actif et malfaisant.

15 Mar 2011

La révolution dans les pays arabes traverse aujourd’hui des moments difficiles. Après les premières victoires remportées sans trop de dégâts…  Lire la suite