Sur le principe -et en ce moment précis de l’histoire de la Tunisie-, faut-il exclure ceux sur lesquels Ben Ali s’est appuyé pour violer la République et ses rouages démocratiques, et ce, pendant 23 longues années ? Indiscutablement oui pour éviter tout risque que ladite République renaissante ne bascule à nouveau vers l’infamie.

Néanmoins, une question se pose : où commence l’exclusion et où s’achèvera-t-elle ?

Faut-il s’arrêter aux ministres, aux membres du bureau politique et ceux du comité central du RCD, aux SG des comités de coordination, aux gouverneurs, aux présidents des cellules du RCD ?

Ou faut-il inclure également les présidents des différents syndicats, les présidents des différents ordres professionnels, les présidents de quasi toutes les associations sportives, les P.D.G. des entreprises publiques comme privées, bref de tous ceux qui rivalisaient de bêtises et de mensonges dans leurs communiqués de soutien et d’exhortation, plus ridicules les uns que les autres ?

Pour ma part, quand j’écoute le discours de A. Jrad sur la vidéo ci-dessus, j’en conclus que son rôle fut plus important que n’importe quel membre du bureau politique du RCD.

Pour le reste, j’avoue que, pour des raisons morales, je n’ai pas de réponse au fait de savoir où devrait se situer la frontière de cette exclusion in jure. En revanche, ce que je trouve scandaleux de la part de toutes les personnes mentionnées, c’est l’absence d’excuses publiques pour tout le mal qu’elles ont fait à la démocratie, à la République et au peuple tunisien.

Riadh Guerfali (Astrubal)

Co-admin Nawaat.org