Je souhaite user de mon droit de réponse pour éclairer l’aspect fondamentalement biaisé de l’article de Rihab Boukhayatia « Sihem Ben Sedrine, 25 ans de prison : le triomphe de l’impunité ? »
Je souhaite user de mon droit de réponse pour éclairer l’aspect fondamentalement biaisé de l’article de Rihab Boukhayatia « Sihem Ben Sedrine, 25 ans de prison : le triomphe de l’impunité ? »
Le féminisme d’Etat affiché comme faire valoir démocratique avait pour corollaire un sexisme anti-femme pratiqué à une large échelle dans la vie publique et distillé régulièrement dans les journaux contrôlés par les officines du ministère de l’Intérieur. A l’intérieur de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), certains membres masculins avaient du mal à accepter une femme à leur tête. Le délit d’indépendance est celui qu’on pardonne le moins. J’en ai fait l’expérience.
La transformation d’un lieu de torture en musée contre l’oubli va contribuer à diffuser une culture des droits humains, non pas par le verbe, mais en inscrivant dans le marbre la lutte contre la torture.
Le 22 septembre 2021, le Président de la République a promulgué un décret où il annonce une nouvelle organisation des pouvoirs publics qui bouleverse l’ordre constitutionnel et place le décret présidentiel au-dessus de la constitution, inversant ainsi la hiérarchie de la pyramide institutionnelle. « Au nom de la Constitution, à bas la Constitution »,pourrait-on résumer ce décret présidentiel qui ne souffre aucune ambiguïté quant à la volonté de liquider les acquis institutionnels de la révolution et d’établir un pouvoir absolu sans aucun garde-fou.
La France pensait avoir accordé à la Tunisie une indépendance de façade, sans conséquences. C’est là où Ahmed Mestiri, à l’époque jeune ministre de 31 ans, va déployer tout son talent et sa persévérance pour «arracher» à la puissance coloniale une souveraineté judiciaire disputée.