De nos jours, l’attitude frileuse de la plupart des gouvernants arabes peut se résumer ironiquement dans cette expression: sois « Bêl » et tais-toi !
De nos jours, l’attitude frileuse de la plupart des gouvernants arabes peut se résumer ironiquement dans cette expression: sois « Bêl » et tais-toi !
Les sols sont en danger : c’est ce qu’affirme un rapport publié par l’Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation à l’occasion de la clôture de l’année internationale des sols. Et cela concerne particulièrement le sud de la méditerranée, et l’Afrique.
Déjà un an depuis ma première chronique de critique tv sur Nawaat. Une occasion pour revenir sur la genèse de cette collaboration, ses leitmotivs et ses partis pris. Une opportunité pour partager notre back office avec nos lecteurs, sans qui notre travail n’aurait pas de sens.
Pour Mr. le ministre de la Santé, les fiançailles d’un animateur TV sont plus importants que le congrès du syndicat représentant tout le secteur libéral, pourtant tant de fois sollicité par ses services pour aider à la recherche de solutions aux épineux problèmes du secteur et qui octroie la moitié des prestations de santé aux Tunisiens.
« On en a marre des immolés et de leurs revendications ! Vous voulez mourir ? Jetez vous par les fenêtres ! buvez du poison ou noyez vous dans un fleuve ! » crie le médecin du centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous.
Une grande partie des médias dominants continue de fonctionner telles des succursales du ministère de l’Intérieur, prenant pour argent comptant ce que dit la « dékhilya ». Ces derniers sont sur une ligne paranoïaque sensationnaliste quand il s’agit de terrorisme et d’effets d’annonce. Pourtant des précédents loufoques existent.
Dimanche 21 février 2016, le président de la République, Béji Caid Essebsi, a décrèté la prolongation de l’état d’urgence pour une durée d’un mois. Le communiqué de presse, publié hier par la présidence de la République, évoque des motifs liés à « la sécurité nationale, surtout la situation aux frontières et dans la région ». Entre 2011 et 2015, cette mesure d’exception a été décrété ou prolongée 24 fois pendant 1274 jours, soit 72 % des cinq dernières années.
Le 17 février s’est tenu la première rencontre -inédite en Tunisie- d’une série initiée par trois partis politiques et portant sur leurs bilans critiques depuis la révolution. Ces partis sont le «Forum démocratique pour le travail et les libertés (Ettakatol)», le «Courant Démocrate» et l’«Alliance Démocratique».
Dans sa lutte contre la migration irrégulière, l’Union Européenne s’est engagée depuis 2015 dans des opérations militaires. Le ” Service européen pour l’action extérieure” (SEAE) s’apprête à mener ses opérations non pas uniquement en haute mer mais à l’intérieur des eaux territoriales libyennes.. Fin janvier, le contre-amiral italien et commandant opérationnel Enrico Credendino a adressé un rapport de suivi (« Six Monthly Report ») au Comité politique et de sécurité (COPS) de l’Union Européenne. Le document, classé confidentiel, a été publié sur Wikileaks le 17 février 2016.
El-Hiwar Ettounsi Tv abonde dans la sympathie décomplexée envers le régime de Ben Ali et se montre dithyrambique à l’égard de ses propagandistes et ses défenseurs. En se dopant de fortes doses de révisionnisme voire même de négationnisme, la machine s’emballe au point de prendre l’air d’une parodie.
Accusé de détention de matériel de guerre et déféré devant le pôle anti-terroriste, l’homme d’affaire belge, propriétaire du conteneur saisi par la douane le 9 février 2016, a été libéré aujourd’hui. Retour sur une campagne d’intox qui cache mal les dysfonctionnements des services de l’Etat mais aussi les dérives des médias dominants.
Les 2219 TND proposés pour le poste de « Secrétaire-chargé de fonctions «presse » » sont de loin en dessous du SMIC français qui est de l’ordre de 3303,37 TND (1466,62 euros, sur la base de 35 heures par semaine).
Réalisateurs, producteurs et officiels se gargarisent ces dernières années de la liberté d’expression retrouvée. Mais que nous disent réellement les films de la Tunisie ? Que nous montrent-ils du monde ? Et avec quels moyens procèdent-ils pour ce faire ?
Aujourd’hui la BFT est une bombe à retardement qui risque de faire chanceler l’ensemble du secteur bancaire et dont personne ne sait plus comment se débarrasser. Problème : le minuteur se rapproche dangereusement de zéro. Et les responsables politiques et financiers de ce fiasco veulent étouffer l’affaire à n’importe quel prix.
Des leçons méritent d’être tirées des derniers mouvements sociaux qui ont secoué le pays et se sont étendus à de nombreuses régions. Certains de ces mouvements continuent encore, mais la plupart se sont arrêtés au bout de quelques jours de manifestations.
À Sidi Hassine – Sijoumi, quartier populaire mythique de Tunis , L’université populaire Mohamed Ali El Hammi (UPMH), ouvre, aujourd’hui, lundi 15 février ses portes au public. Le samedi, 13 février, les fondateurs ont célébré l’aboutissement de leur projet, rêve de plusieurs générations d’intellectuels et de syndicalistes tunisiens.
Pour la troisième semaine consécutive, Béji Caïd Essebsi continue de recevoir divers « VIP » en vue d’interminables consultations. C’est à se demander si à Carthage on a la même notion du temps que celle du brûlant dossier de l’emploi.
«J’ai été moi-même un fanatique, versant idéologique, c’est-à-dire un stalinien bon teint, pour qui la révolution justifiait bien des crimes et exactions, dégâts collatéraux inévitables avant l’avènement d’une société de justice». C’est en ces termes que l’auteur de l’essai psychanalytique sur le fanatisme, Gérard Haddad, évoque son propre parcours avec ledit fanatisme (G. Haddad, p.119). Tout au long de son livre « Dans la main droite de Dieu… », G. Haddad, nourri par sa propre expérience du fanatisme, déconstruit ce procédé de pensée à l’aune des pires ignominies que l’humanité ait pu perpétrer.