Salafisme et naufrage des espérances: la gauche arabe devant sa tentation réactionnaire

Le salafisme est souvent si régressif sur les libertés, qu’il pousse ses adversaires à répondre par moins de démocratie. On finit par dire : le peuple est trop religieux, donc il faut le surveiller ; les élections peuvent donner la victoire aux islamistes, donc il faut limiter les élections ; les masses sont manipulées, donc il faut qu’une élite décide à leur place. Ce raisonnement peut paraître efficace à court terme, mais il détruit à long terme l’idée même de gauche.

Al Mutanabbi: Le génie mercenaire ou l’âme vendue au pouvoir

Il est célébré comme le sommet absolu de la poésie arabe, cité par les manuels scolaires, récité comme un trésor national. Mais que reste-t-il du génie quand la plume se vend au plus offrant ? Portrait sans concession d’Al Mutanabbi, poète-courtisan du Xe siècle, dont le talent fulgurant n’a d’égal que l’ambivalence morale : entre vers immortels et versatilité cynique, entre fulgurances stylistiques et dérives racistes, voici l’envers d’une légende.

Peut-on agir sans désir de liberté ?

Comment, au bout de quelques années, est-on passé de la propagation de la joie à la propagation de la peur ? Et comment la révolution a cessé d’être un objet de désir ? Soutenir que c’est seulement parce que la sur-répression ne cesse d’augmenter serait un raccourci. Il faut aller par-delà du pouvoir politique et voir la société dans sa complexité, pour saisir les causes d’une telle résignation.

L’homme tunisien, grand perdant du divorce ?

En Tunisie, le débat sur le divorce et la pension alimentaire nourrit de plus en plus de tensions dans l’espace public. Certains discours dénoncent un système perçu comme déséquilibré au détriment des hommes, notamment en matière d’obligations financières et de décisions judiciaires. Pourtant, derrière ces perceptions souvent polarisées se cache une réalité juridique et sociale bien plus complexe.