Premières victimes de la pollution atmosphérique causée par le groupe chimique de Gabès, les femmes sont aujourd’hui à l’avant-garde d’un mouvement social inédit. Elles se battent pour l’avenir de leurs enfants et des générations futures. Reportage.
Premières victimes de la pollution atmosphérique causée par le groupe chimique de Gabès, les femmes sont aujourd’hui à l’avant-garde d’un mouvement social inédit. Elles se battent pour l’avenir de leurs enfants et des générations futures. Reportage.
Actuellement à l’affiche au cinéma, “Promis le ciel” est le troisième long-métrage d’Erige Sehiri. Le film, évoquant la question des migrants subsahariens en Tunisie avec beaucoup d’humanité et de poésie, a remporté l’Etoile d’Or au Festival international de Marrakech et le prix de la Critique ainsi que le Prix Les Grenades au Cinemamed 2025, à Bruxelles.
Ton absence aujourd’hui est organisée. Une absence voulue par un pouvoir qui gouverne par l’intimidation, la confusion et la désignation d’ennemis intérieurs. Un pouvoir qui harcèle, emprisonne et pousse à l’exil, non seulement pour punir, mais aussi pour dissuader toute velléité d’opposition.
Lorsque les rues se transforment en rivières, ce n’est pas la faute de la pluviométrie, mais celle de l’artificialisation sauvage des sols. Ce bilan n’est pas le fruit de la fatalité, mais celui d’un urbanisme de prédation oùle bétonnage sauvage a remplacél’ingénierie du drainage. La rue, espace de citoyenneté par excellence, est ainsi devenue un piège mortel.
Conçue au départ pour venir en aide aux groupes les plus vulnérables, dont les femmes, la loi sur l’économie dite solidaire et sociale a, au contraire, aggravé leur cas. Explication.
Le siège historique du ministère des Affaires culturelles pourrait bientôt céder sa place au ministère de la Défense. Ce n’est pas qu’une question de murs : c’est un symbole fort d’un État qui semble préférer les bottes aux esprits. Syndicats, intellectuels et citoyens dénoncent un transfert qui menace la liberté de penser et l’avenir de la culture tunisienne.
En Tunisie, des femmes migrantes accouchent dans des conditions précaires, exposant leurs nouveau-nés aux maladies et à la malnutrition. Accusées de contribuer à un prétendu « changement démographique » du pays, elles se heurtent aux obstacles administratifs, au racisme et à la pauvreté. Leur survie dépend largement de la charité et de l’aide limitée des organisations internationales.
A l’occasion de l’anniversaire de la révolution tunisienne, Nawaat met en ligne, ce 14 janvier 2026, Nawaat Chronicles, une plateforme d’archives enrichie par l’IA, conçue et pensée pour les journalistes, les chercheur·euse·s, mais aussi le grand public. Accessible sur chronicles.nawaat.org, elle propose automatiquement des réponses appuyées sur plus de vingt deux ans d’archives, tandis que l’IA intégrée à nawaat.org reste encadrée par une validation éditoriale humaine.
En Tunisie, la sexualité reste un non-dit. Les jeunes fuient le silence familial et se tournent vers Internet et les réseaux sociaux, tandis que les mères réclament un dialogue et soutiennent l’introduction de l’éducation sexuelle à l’école. Le fossé entre traditions patriarcales et l’urgence de la prévention questionne l’évolution de la société tunisienne.
Marquée par des liberté publiques et politiques malmenée, des activistes emprisonnés, des procès à rallonge, l’année 2025 a été particulièrement pesante. Certes, c’est en février 2023 qu’ont été lancé les procès dudit “complot contre la sûreté de l’État”. Mais la procédure s’est éternisée pendant plus de deux ans, avant que de lourdes peines de prison ne soient prononcées contre d’éminents dirigeants politiques et de partis.
En manque de légitimité, le pouvoir tente de s’approprier l’histoire, en remodelant à sa guise les dates historiques. Le président s’est découvert une nouvelle vocation : celle de « redresseur du cours de l’histoire » !
Autrefois phare du cinéma arabe et africain, les Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) cherchent à retrouver leur éclat. Entre prestige historique et nécessité de renouveau, le festival se réinterroge sur sa place dans le paysage cinématographique régional. Un éminent critique égyptien lève le rideau sur l’évolution des JCC. Entretien.
Ce qui s’est passé à la cérémonie de clôture du 20 décembre, matérialise un rapport de force : le pouvoir politique et administratif dicte sa loi. Et si une lubie de dernière minute prend madame la ministre, tout le monde doit s’écraser. Les récentes sorties médiatiques d’un bon nombre de cinéastes sont tout au plus des larmes de crocodiles.
Face à l’autoritarisme, ces groupes longtemps qualifiés de « hooligans », ont prouvé encore une fois qu’ils pouvaient se substituer aux élites. Leur présence à Gabès a redonné vie au mouvement social en Tunisie. Reportage.
« On the Hill », long-métrage documentaire de Belhassen Handous, a décroché le Tanit de bronze dans cette édition 2025 des Journées Cinématographiques de Carthage. Dans ce film de 77 min, la caméra accompagne la fatigue, le froid, la folie. Des scènes sublimes s’enchaînent jusqu’au vertige.
Avec en vue une grève générale et un congrès extraordinaire, l’année 2026 s’annonce cruciale pour le syndicat fondé par Farhat Hached. La centrale retrouvera-t-elle pour autant sa place à l’avant-garde des forces vives du pays, malgré les coups de boutoir du pouvoir ?
L’artiste visuelle Aïcha Snoussi présente son exposition intitulée «Tétanos» au 32 Bis Tunis, jusqu’au 13 février 2026. Sommes-nous au centre-ville, à quelques encablures de la Place Barcelone, ou avons-nous accédé à une faille spatio-temporelle qui, comme au cinéma, nous emmène vers un ailleurs à habiter de nos peurs ?
Longtemps reléguées au silence, les menstruations révèlent pourtant l’un des angles morts les plus tenaces de nos sociétés : la manière dont nous traitons, éduquons et écoutons le corps féminin.