« La Voix de Hind Rajab » : Imagerie de l’effacement

“La Voix de Hind Rajab”, tourné en Tunisie par Kaouther Ben Hania, est en lice pour le prix du Meilleur long métrage international, dans le cadre de la 98ᵉ cérémonie des Oscars, prévue dimanche à Los Angeles. Un film qui fait timidement allusion à la confrontation entre génocidaire et génocidé. A la manière d’un sage qui nous montre son doigt pour mieux faire échapper la lune à notre regard, de Gaza, nous ne verrons rien sauf cette photographie.

« Dhayaât Mahrouss » : leçon de pardon de la génération des années 90

Dhayaât Mahrouss n’était pas simplement un programme pour enfants : c’est une véritable archive de la mémoire culturelle tunisienne des années 1990, profondément ancrée dans l’imaginaire collectif d’une génération. Parfois présentée à tort comme une référence à l’irresponsabilité, la série propose au contraire un modèle implicite de cohabitation pacifique, fondé sur le compromis et l’acceptation des différences.

Lettre à mon amie Bochra Belhaj Hmida

Ton absence aujourd’hui est organisée. Une absence voulue par un pouvoir qui gouverne par l’intimidation, la confusion et la désignation d’ennemis intérieurs. Un pouvoir qui harcèle, emprisonne et pousse à l’exil, non seulement pour punir, mais aussi pour dissuader toute velléité d’opposition.

Le Bal des Naufragés : Autopsie d’une nation à la dérive

Lorsque les rues se transforment en rivières, ce n’est pas la faute de la pluviométrie, mais celle de l’artificialisation sauvage des sols. Ce bilan n’est pas le fruit de la fatalité, mais celui d’un urbanisme de prédation oùle bétonnage sauvage a remplacél’ingénierie du drainage. La rue, espace de citoyenneté par excellence, est ainsi devenue un piège mortel.