Faisant fi de toutes les études mettant en garde contre le danger mortel que constitue aujourd’hui les déchets du groupe chimique de Gabès, les autorités politiques ont franchi un nouveau cap.
Faisant fi de toutes les études mettant en garde contre le danger mortel que constitue aujourd’hui les déchets du groupe chimique de Gabès, les autorités politiques ont franchi un nouveau cap.
Alors que les autorités annoncent une intensification des contrôles routiers pour lutter contre la conduite sous l’emprise de l’alcool, la mise en scène de ces mesures soulève de nombreuses interrogations. Derrière les discours sécuritaires, se profilent des failles juridiques, un flou sur les procédures, et une inquiétante tentation de surveillance généralisée.
Le cas de cette militante, docteure en biologie et ancienne adjointe au maire de Sousse est symptomatique de la dérive politico-judiciaire actuelle. Ses avocats expliquent que son dossier est vide. La voici tout de même maintenue en détention provisoire, sans réelle justification, depuis plus d’un an.
Âgé et malade, le fondateur du Conseil tunisien pour les réfugiés se voit privé de tous ses droits. Sa famille intensifie ses démarches pour obtenir sa libération provisoire. Mais les autorités continuent à faire la sourde oreille.
Ce médecin s’est illustré dans la défense des enfants malades et des migrants. Un parcours exemplaire largement salué par les témoignages recueillis par Nawaat. Mais les autorités ne l’entendaient manifestement pas de cette oreille. Le voici derrière les barreaux.
Lauréat du prix de la mise en scène dans la section “Un certain regard” lors du Festival de Cannes de 2025, le film “Once upon a time in Gaza”, n’occulte en rien l’horreur de l’annihilation. Les réalisateurs, les frères Nasser, l’inscrivent dans une démarche propre au cinéma, en faisant surgir, à travers le détour de la fiction, une vérité sensible que l’archive brute ne peut pas transmettre.
L’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani fait face en Tunisie à cinq procédures judiciaires, toutes liées à ses prises de parole publiques. Derrière l’empilement des dossiers, ses avocats dénoncent un harcèlement politique orchestré via le décret-loi 54, instrument-clé de la répression des voix critiques.
La rupture initiée par la révolution de 2011, s’est traduite par l’adoption de la Constitution de 2014, la première à introduire explicitement la liberté de conscience. Celle de 2022, clarifie davantage cette notion. Mais certaines restrictions constitutionnelles posent encore problème.
Nous avons été maltraités, méprisés, considérés comme des moins que rien. Nous ne sommes plus qu’un troupeau complétement déshumanisé. L’image de la Tunisie commence à bien se ternir pour les touristes du vol 717.
À mesure que les dépenses de santé atteignent des sommets, avec en Tunisie une augmentation de 182 % de 2010 à 2021, une question s’impose : la médecine répond-elle encore aux besoins véritables des individus, ou fabrique-t-elle elle-même de nouvelles attentes, de nouvelles exigences ?
Véritable arme de résistance citoyenne, le graffiti a connu une période faste, avant de sombrer, sous le régime actuel. Traqués, diabolisés, emprisonnés, les graffeurs sont plus que jamais attachés à leur art.
Je dénonce un système défaillant, corrompu jusque dans ses racines, où l’on vous rabaisse, vous humilie, et où l’on ne vous invite jamais à la table, sauf si vous portez le bon nom. Respectez au moins ce pavillon, ce nom « Tunisie » que vous portez comme une parure mais que vous piétinez à chaque mot.
Des voix s’élèvent pour dénoncer une percée chiite, facilitée par le pouvoir en place en Tunisie. D’autres rappellent que le chiisme est enraciné dans l’histoire du pays. Entre soupçons de prosélytisme iranien, héritage fatimide, et attachement culturel à Ahl al-Bayt, se profile une réalité complexe.
Écrit et réalisé par le cinéaste DeVon Moore, le film est porté par l’actrice tuniso-américaine Dawnyes Rezgui. Et la peinture troublante de l’artiste syrienne Shahed Ibrahem agit, dans ce court-métrage, comme un portail métaphysique.
Le numéro 13 de la “Revue Tunisienne de Science Politique” vient de sortir aux éditions Santillana. Il offre aux lecteurs une radiographie des défis de la démocratie, des idéaux délibératifs aux obstacles autoritaires et technocratiques. Six contributions, riches en analyses disciplinaires et critiques, sont proposées, avec notamment les comptes-rendus des derniers ouvrages de Hamadi Redissi, Sophie Bessis, Habib Kazdaghli, et Hatem Nafti.
Un rapport accablant de l’OMCT fait état de plus de 100 nouvelles victimes de torture et de violences policières durant l’année écoulée. Derrière les chiffres, des récits de brutalité policière, d’humiliations, de morts suspectes. Et une impunité qui semble plus que jamais institutionnalisée.
Le combat que mènent les groupes ultras dans les stades impulse une nouvelle dynamique aux mouvements sociaux. En narguant « sportivement » les autorités et en étendant leur mobilisation, ils sont aujourd’hui à la pointe de la lutte pour les libertés publiques.
En cette journée, défendre les droits des réfugié·es n’est pas une question de charité. C’est honorer nos engagements internationaux, respecter le droit, et affirmer une vision humaniste de notre société.