Avec la détérioration des conditions de vie et du climat professionnel, bon nombre de jeunes talents ont quitté la Tunisie. Nous avons tenté de dresser le portrait de quatre d’entre-deux. Copinage, clientélisme, corruption, bureaucratie, etc… Emir, Darine, Noureddine et Hamza ont quitté leur pays pour des raisons différentes, mais ils font tous le même constat : l’égalité des chances, l’accès équitable aux opportunités économiques, et la promotion par le mérite ne sont qu’un mirage en Tunisie. Ils sont issus de backgrounds différents, mais ils ont en commun trois choses : ils ont longtemps résisté aux injustices avant de quitter leur pays, ils sont professionnellement épanouis à l’étranger et ils regardent la Tunisie avec une certaine amertume.

Emir Sfaxi et l’illusion de la méritocratie

Ici aux Etats-Unis, les gens qui réussissent aident les autres, en Tunisie ils les piétinent. Tant que la loi ne sera pas au-dessus de tout le monde, tant que l’ascenseur professionnel obéira à des règles non conventionnelles, les talents continueront à partir à l’étranger.