Dans “Bakma”, le film réalisé par Abdelhamid Bouchnak, la peur ne vient plus de ce que la caméra consent à taire. Elle monte de nos rues, de nos escaliers, de nos commissariats, de ces lieux familiers dont la violence a fini par se confondre avec le décor. Ce film n’est pas qu’une fiction : c’est un procès. Et l’on s’aperçoit vite, dans le noir, que le banc des accusés est de notre côté de l’écran.
