French 5966

Lettre à mon amie Bochra Belhaj Hmida

Ton absence aujourd’hui est organisée. Une absence voulue par un pouvoir qui gouverne par l’intimidation, la confusion et la désignation d’ennemis intérieurs. Un pouvoir qui harcèle, emprisonne et pousse à l’exil, non seulement pour punir, mais aussi pour dissuader toute velléité d’opposition.

Le Bal des Naufragés : Autopsie d’une nation à la dérive

Lorsque les rues se transforment en rivières, ce n’est pas la faute de la pluviométrie, mais celle de l’artificialisation sauvage des sols. Ce bilan n’est pas le fruit de la fatalité, mais celui d’un urbanisme de prédation oùle bétonnage sauvage a remplacél’ingénierie du drainage. La rue, espace de citoyenneté par excellence, est ainsi devenue un piège mortel.

Tunisie : Scénario orwellien pour le siège de la Culture

Le siège historique du ministère des Affaires culturelles pourrait bientôt céder sa place au ministère de la Défense. Ce n’est pas qu’une question de murs : c’est un symbole fort d’un État qui semble préférer les bottes aux esprits. Syndicats, intellectuels et citoyens dénoncent un transfert qui menace la liberté de penser et l’avenir de la culture tunisienne.

Migrantes Subsahariennes enceintes : survivre dans l’ombre en Tunisie

En Tunisie, des femmes migrantes accouchent dans des conditions précaires, exposant leurs nouveau-nés aux maladies et à la malnutrition. Accusées de contribuer à un prétendu « changement démographique » du pays, elles se heurtent aux obstacles administratifs, au racisme et à la pauvreté. Leur survie dépend largement de la charité et de l’aide limitée des organisations internationales.

Nawaat Chronicles : l’IA au fil de l’actualité tunisienne

A l’occasion de l’anniversaire de la révolution tunisienne, Nawaat met en ligne, ce 14 janvier 2026, Nawaat Chronicles, une plateforme d’archives enrichie par l’IA, conçue et pensée pour les journalistes, les chercheur·euse·s, mais aussi le grand public. Accessible sur chronicles.nawaat.org, elle propose automatiquement des réponses appuyées sur plus de vingt deux ans d’archives, tandis que l’IA intégrée à nawaat.org reste encadrée par une validation éditoriale humaine.

Tunisie : mères et enfants perdus face à la sexualité

En Tunisie, la sexualité reste un non-dit. Les jeunes fuient le silence familial et se tournent vers Internet et les réseaux sociaux, tandis que les mères réclament un dialogue et soutiennent l’introduction de l’éducation sexuelle à l’école. Le fossé entre traditions patriarcales et l’urgence de la prévention questionne l’évolution de la société tunisienne.

2025 en Tunisie : Répression politique, justice inique

Marquée par des liberté publiques et politiques malmenée, des activistes emprisonnés, des procès à rallonge, l’année 2025 a été particulièrement pesante. Certes, c’est en février 2023 qu’ont été lancé les procès dudit “complot contre la sûreté de l’État”. Mais la procédure s’est éternisée pendant plus de deux ans, avant que de lourdes peines de prison ne soient prononcées contre d’éminents dirigeants politiques et de partis.

Les JCC ont-elles définitivement perdu leur aura ?

Autrefois phare du cinéma arabe et africain, les Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) cherchent à retrouver leur éclat. Entre prestige historique et nécessité de renouveau, le festival se réinterroge sur sa place dans le paysage cinématographique régional. Un éminent critique égyptien lève le rideau sur l’évolution des JCC. Entretien.

JCC : Le vrai scandale, derrière les larmes de crocodile

Ce qui s’est passé à la cérémonie de clôture du 20 décembre, matérialise un rapport de force : le pouvoir politique et administratif dicte sa loi. Et si une lubie de dernière minute prend madame la ministre, tout le monde doit s’écraser. Les récentes sorties médiatiques d’un bon nombre de cinéastes sont tout au plus des larmes de crocodiles.

”Tétanos” de Aïcha Snoussi : de rouille et d’éros

L’artiste visuelle Aïcha Snoussi présente son exposition intitulée «Tétanos» au 32 Bis Tunis, jusqu’au 13 février 2026. Sommes-nous au centre-ville, à quelques encablures de la Place Barcelone, ou avons-nous accédé à une faille spatio-temporelle qui, comme au cinéma, nous emmène vers un ailleurs à habiter de nos peurs ?

La Tunisie qui gèle

Le régime novembriste interdisait la création associative et n’autorisait que celles assujetties en essayant de les cantonner à des audiences confidentielles. Le novembrisme a coupé l’eau de sorte que les plantes meurent et les fleurs se fanent. Le juilletisme de son côté, souffle sur cet éco-système un vent glacial qui le couvre de givre.

Revoir « L’homme de cendres » en 2025

« L’homme de cendres », son ancrage dans son époque et son discours tant esthétique que social, sont plus complexes que les simplifications auxquelles on nous a habitués à son propos. Sa récente restauration fait ressurgir l’oscillation du film, sa plaie, entre l’aveu d’une audace et le caché d’une compromission.

Grâce à votre soutien, Nawaat ne s’est jamais absentée

Nawaat reprend son rythme habituel, pour poursuivre sa mission entamée en 2004. Durant le mois de novembre écoulé, son nom, ses articles, ses contributions auront été largement diffusés par la presse libre. Et pour l’occasion, les défenseurs de la liberté d’expression du monde entier ont réitéré leur refus de la normalisation de la censure et de l’autoritarisme.

Nawaat ne sera pas réduite au silence

L’Association des journalistes de Nawaat a reçu, le vendredi 31 octobre, une notification exigeant le gel de ses activités pour un mois. Cette mesure intervient dans le cadre d’une série de suspensions arbitraires ordonnée par le pouvoir, et visant plusieurs associations militantes. Nawaat s’engage à appliquer la suspension de ses activités durant un mois, et annonce faire appel en justice, avec le soutien des voix libres, et de ses compagnons de lutte.