Présentée comme une avancée historique, la nouvelle loi sur le statut de l’artiste promet enfin des droits sociaux à un secteur précarisé. Mais pour une partie du monde culturel, ce texte ouvre aussi la porte à une mise sous contrôle de la création.
Présentée comme une avancée historique, la nouvelle loi sur le statut de l’artiste promet enfin des droits sociaux à un secteur précarisé. Mais pour une partie du monde culturel, ce texte ouvre aussi la porte à une mise sous contrôle de la création.
Le film « Exil » de Mehdi Hmili relance en Tunisie une polémique récurrente autour du cinéma, accusé de vulgarité et de provocation. Entre appels à la censure, débats sur le financement public et confusion sur le rôle du cinéma, la controverse révèle surtout une tension persistante entre liberté de création, morale sociale et droit du spectateur.
Alors que notre cinéma connait une période faste, voici que l’administration renoue avec les pratiques arbitraires d’un temps que l’on croyait révolu. Le Syndicat Indépendant des Réalisateurs Producteurs dénonce les obstacles administratifs imposés au secteur en Tunisie.
Le Festival du Film Palestinien qui se tient en ce moment-même à la salle du Rio (mais aussi celle du CinéMadart pour quelques séances), jusqu’au dimanche 12 avril, est une occasion de revoir et repenser les films palestiniens, spécialement ceux de Michel Khleifi, Razan Al Salah ainsi que Tarzan et Arab Nasser, à l’aune du temps qui, non pas passe, mais bel et bien reste.
“La Voix de Hind Rajab”, tourné en Tunisie par Kaouther Ben Hania, est en lice pour le prix du Meilleur long métrage international, dans le cadre de la 98ᵉ cérémonie des Oscars, prévue dimanche à Los Angeles. Un film qui fait timidement allusion à la confrontation entre génocidaire et génocidé. A la manière d’un sage qui nous montre son doigt pour mieux faire échapper la lune à notre regard, de Gaza, nous ne verrons rien sauf cette photographie.
Le siège historique du ministère des Affaires culturelles pourrait bientôt céder sa place au ministère de la Défense. Ce n’est pas qu’une question de murs : c’est un symbole fort d’un État qui semble préférer les bottes aux esprits. Syndicats, intellectuels et citoyens dénoncent un transfert qui menace la liberté de penser et l’avenir de la culture tunisienne.
Autrefois phare du cinéma arabe et africain, les Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) cherchent à retrouver leur éclat. Entre prestige historique et nécessité de renouveau, le festival se réinterroge sur sa place dans le paysage cinématographique régional. Un éminent critique égyptien lève le rideau sur l’évolution des JCC. Entretien.
Ce qui s’est passé à la cérémonie de clôture du 20 décembre, matérialise un rapport de force : le pouvoir politique et administratif dicte sa loi. Et si une lubie de dernière minute prend madame la ministre, tout le monde doit s’écraser. Les récentes sorties médiatiques d’un bon nombre de cinéastes sont tout au plus des larmes de crocodiles.
« On the Hill », long-métrage documentaire de Belhassen Handous, a décroché le Tanit de bronze dans cette édition 2025 des Journées Cinématographiques de Carthage. Dans ce film de 77 min, la caméra accompagne la fatigue, le froid, la folie. Des scènes sublimes s’enchaînent jusqu’au vertige.
L’artiste visuelle Aïcha Snoussi présente son exposition intitulée «Tétanos» au 32 Bis Tunis, jusqu’au 13 février 2026. Sommes-nous au centre-ville, à quelques encablures de la Place Barcelone, ou avons-nous accédé à une faille spatio-temporelle qui, comme au cinéma, nous emmène vers un ailleurs à habiter de nos peurs ?
« L’homme de cendres », son ancrage dans son époque et son discours tant esthétique que social, sont plus complexes que les simplifications auxquelles on nous a habitués à son propos. Sa récente restauration fait ressurgir l’oscillation du film, sa plaie, entre l’aveu d’une audace et le caché d’une compromission.
1886 / 1966 / 1986 / 2006 / 2016. On dirait que le 6 est le chiffre fétiche du cinéma dans notre pays. Une année après l’invention du cinématographe, Albert Samama-Chikli l’introduit à Tunis. Tandis que 2016 a été l’année d’un plébiscite international pour notre 7eme art. Reste à espérer que l’année 2026 soit historique pour le cinéma en Tunisie.
La cinquième édition du Nawaat Festival a tenu toutes ses promesses, démontrant de manière éclatante, que l’art est résistance. De quoi rassurer quant à la capacité de la jeunesse tunisienne à balayer toutes les formes de médiocrité et d’archaïsme qui écrasent le pays.
Présentée lors du festival de Nawaat ayant eu lieu du 26 au 28 septembre, la performance “Connecté(e)” d’Oumaima Bahri transforme la danse en une expérience immersive. Entre mouvement et silence, la danse invite le public à ressentir la force du lien humain.
Avec « La Malédiction I », Wissal Labidi livre une performance théâtrale frontale et bouleversante sur les violences faites aux femmes. Présentée lors de la 5e édition du festival de Nawaat, placée sous le signe “L’art est résistance, la liberté triomphe !”, cette création s’inscrit dans une démarche artistique engagée, à la fois politique et intime.
La cinquième édition du Nawaat Festival s’est achevée après trois jours intenses, où l’art s’est mêlé à l’engagement pour porter des voix souvent réduites au silence. Du lancement des projets Innawaation aux hommages vibrants rendus aux journalistes palestiniens et à la flottille Soumoud, chaque instant a incarné la résistance et le courage.
Revivez les temps forts de la troisième et dernière journée du Nawaat Festival #5 : un final rythmé par l’art, la résistance et l’espoir. Performances percutantes, voix libérées et rencontres engagées ont fait vibrer le public et affirmé la force du festival comme espace d’expression sans compromis.
Revivez en images dans les temps forts de la deuxième journée du Nawaat Festival #5. Le festival se poursuit encore aujourd’hui, entre créations artistiques et prises de parole engagées.