Le pouvoir ne s’accommode plus de l’existence de médias qui démontent ses narratifs sur les sujets qui préoccupent les Tunisiens. D’où cet acharnement contre les symboles de la lutte pour la liberté et la vérité.
Le pouvoir ne s’accommode plus de l’existence de médias qui démontent ses narratifs sur les sujets qui préoccupent les Tunisiens. D’où cet acharnement contre les symboles de la lutte pour la liberté et la vérité.
Officiellement, la Tunisie compte plus de 2 000 Syriens sur son territoire, formant la deuxième communauté de réfugiés après les Soudanais. Mais en réalité, leur nombre dépasse les 6 000. À l’instar des Subsahariens, ils n’échappent pas à la précarité. La chute de Bachar el-Assad va-t-elle changer leur destin ?
Les conditions de détention des opposants ont mis un coup de projecteur sur la situation déplorable des prisons en Tunisie. Les détenus sont condamnés à vivre dans un espace d’un mètre et demi carré, en subissant diverses formes de violence. Tandis que l’emprisonnement est banalisé.
La Garde nationale et l’armée tunisienne sont coupables de trafic de migrants irréguliers, avec la complicité de parties libyennes. Expulsés vers les frontières, les migrants sont ensuite “vendus” aux Libyens. Ces transactions sont accompagnées de tortures et d’autres pratiques esclavagistes, d’après un nouveau rapport européen accablant.
D’après The Guardian, la Commission européenne s’apprête à revoir ses accords avec la Tunisie concernant la gestion des flux migratoires. Cette décision intervient après des révélations accablantes, dont celles de l’OMCT, sur des cas de violences sexuelles et autres pratiques inhumaines dont seraient coupables les autorités tunisiennes.
Comme au temps de Bourguiba et de Ben Ali : la chape de plomb qui s’est abattue sur le pays pousse de plus en plus de militants à s’exiler. Comment font-ils pour rester mobilisés ? Quel rôle peuvent jouer les organisations et partis tunisiens depuis l’étranger ?
Accablées par les incendies et abandonnées par l’Etat, elles n’ont jamais voulu se laisser abattre pour autant. Au contraire, elles prennent part, avec joie et dévouement, à toute action visant à redonner vie aux forêts : leur monde.
L’affaire de l’usine Ritun met en lumière les problématiques liées à la Loi n° 72, promulguée dans le cadre de libéralisation à outrance. Or ces politiques d’ouverture économique ont instauré et favorisé la violation des droits des travailleur.se.s. Il s’agit donc d’un cas d’école, qui fait voler en éclat le discours officiel, prétendant lutter contre l’emploi précaire.
La politique du président Kais Saied, salué par l’extrême droite italienne pour ses « exploits » en matière de lutte contre l’immigration, repose sur une stratégie qui vise plusieurs objectifs à la fois. Voici comment le pouvoir fait d’une pierre deux coups.
Rejetées par leurs familles, insultées, agressées, emprisonnées, les personnes LGBTQIA+ sont victimes de toutes sortes de violences en Tunisie. Et cela se répercute sur leur santé mentale. Beaucoup font des tentatives de suicide. Les institutions de l’État qu’elles soient policières ou sanitaires, contribuent à aggraver leur état.
Le ministère de la Justice a publié, le 27 octobre, un communiqué indiquant que des enquêtes pénales seront ouvertes contre des personnes publiant des contenus contraires aux bonnes mœurs. De quelles bonnes mœurs parle-t-on ?
Face à l’amnésie qui gagne des pans entiers de la société civile et aux fourvoiements du pouvoir, des témoignages de blessés de la révolution rappellent la dure réalité de ces citoyens, livrés à eux-mêmes et poussés dans certains cas au suicide.